Le gouvernement algérien qui œuvre, désormais, à instaurer la confiance et la sérénité dans les sphères  de  l’investissement national, réussira-t-il à mener à bien des projets ambitieux inscrits dans la nouvelle feuille de route de la relève économique, et dont certains ont été récemment évoqués par le Président Tebboune ?

Faire du sud algérien une terre nourricière et pourvoyeuse de richesse, figure en tête de ces priorités. Le ministre de l’agriculture et du développement rural, Abdelhamid Hamdani, vient en effet, de mettre en avant les capacités dont dispose l’Algérie pour le développement des filières stratégiques au Sud, notamment les cultures oléagineuses et sucrières, avec à  la clé  la réduction de la  facture de leur importation qui dépasse actuellement 1,5 milliard USD.

Cette déclaration de Hamdani fait d’ailleurs écho cette déclaration  initiale du Président  Abdelmadjid  Tebboune : «L’agriculture saharienne est  capable de satisfaire les besoins nationaux en sucre et huile. » Et le président Tebboune de mettre  en avant, les capacités disponibles pour les cultures utilisées dans la production d’huile et de sucre dans ces régions sahariennes  de manière à répondre à tous les besoins nationaux. 

Le  Président Tebboune a surtout précisé que ce secteur est capable de générer une forte valeur ajoutée s’il arrive à intégrer l’industrie manufacturière, et a rappelé sa décision portant soutien aux investisseurs souhaitant réaliser des projets basés sur des matières premières locales par des prêts bancaires allant jusqu’à 90% de la valeur du projet.

Selon nombre d’observateurs, cette déclaration du chef de l’Etat est un appel du pied à l’attention des porteurs de projets et autres capitaines d’industrie de l’envergure d’Issad Rebrab, par exemple, leader de l’agroalimentaire en Algérie, voire en Afrique.

Est–ce à dire que les projets d’Issad Rebrab cadrent avec la vision actuelle du gouvernement ?  Au vu du parcours du  fondateur et patron du premier groupe privé algérien, Cevital, l’on est tenté de répondre par l’affirmative. Et ce d’autant que l’agriculture et l’agro-industrie sont le métier historique du Groupe Cevital dont le patron sort grandi d’une période difficile mais dont les stigmates se voient encore sur quelques uns de ses projets, comme  celui portant sur l’installation d’une unité de trituration des graines oléagineuses, dans l’arrière port de Béjaia, devant créer 1000 emplois directs et 100 000 autres indirects. Un projet, toutefois, soumis au blocage des autorités durant de langues années.

Fin novembre 2019, en marge d’une rencontre avec l’ancien Premier ministre, Noureddine Bedoui, le fils de Issad Rebrab, « Avec ce nouveau gouvernement, la communication a été rétablie. Ils ont écouté nos doléances, demandé des documents de chaque blocage qu’on avait et ils se sont engagés à nous accompagner pour le déblocage des projets. Ils nous ont dit que l’ère du passé est terminée, qu’on veut créer plus d’emplois. La création d’emplois c’est justement l’ADN du groupe Cevital. C’est ce qu’on a toujours fait et on continuera toujours à le faire », assure le fils d’Issad Rebrab, avait révélé : « Nous avons été reçus par le Premier ministre et six membres du gouvernement auxquels nous avons exposé la situation des projets bloqués. Ils nous ont promis de faire le nécessaire pour les débloquer et permettre leur concrétisation ».