Photo Ahmed Ouyahia
Le Premier ministre Ahmed Ouyahia a organisé ce matin une conférence de presse en marge d’une rencontre avec les militants du RND dont il est le secrétaire général dans laquelle il est revenu sur les faits marquants de l’actualité de ces dernières semaines en Algérie.

D’emblée Ouyahia réduit la crise qui existe en ce moment entre le président de l’APN et les députés de la majorité comme étant une crise interne à l’assemblée ne dépassant pas le cadre de cette institution et impliquant aussi le FLN. Néanmoins, le patron du RND appelle Bouhadja à quitter ses fonctions sur la base des signatures de 361 députés de différent partis politique, même s’il affirme ne pas vouloir entrer en confrontation avec le président de l’APN.

Pour lui, cette crise est née du fait que la majorité des élus refusent de travailler avec Bouhadja ce qui n’a rien à voir avec la Présidence de la République qui ne serait, selon Ouyahia, en rien impliquée dans cette histoire, rappelant que l’institution présidentielle ne pouvait pas trancher, excluant aussi l’idée d’une dissolution de l’APN par Abdelaziz Bouteflika. Pour rassurer Ahmed Ouyahia, a affirmé que ce gèle des activités parlementaires n’allait pas impacter la signature de la loi de finances par le Président de la République en temps voulu.

Autre point sensible évoqué, les changements dans l’institution militaire qu’Ahmed Ouyahia évitera soigneusement de commenter, se contentant de préciser qu’ils sont le fait du Président et qu’ils n’ont pas eu d’impact négatifs sur l’ANP. Pour preuve le déroulement normal des visites du Chef d’Etat-major Ahmed Gaïd Salah dans la 3 ème et 4 ème régions militaires et les manoeuvres qui y ont eu lieu. Sur le thème des retraités de l’armée le premier ministre esquive en diabolisant le mouvement et en le liant à l’agenda électoral en se demandant si les retraités étaient manipulés ou s’ils ne faisaient que revendiquer.

Autre point que ne manquera pas d’évoquer Ahmed Ouyahia, le livre de l’ancien ambassadeur de France Bernard Bajolet, qu’il qualifiera « d’accident dans les relations entre l’Algérie et la France », rappelant qu’il n’y avait aucune crise entre les deux pays et que cette affaire n’a eu aucun impact sur ces relations.

Pour Ouyahia Bajolet a devers son fiel sur l’Algérie en l’accusant de faire partie du clan qui cherche à démolir les relations algéro-françaises.