Le coach algérien Vahid Halilhodzic.

Pour cette troisième sortie algéro-allemande, le « onze allemand » sera sur ses gardes devant cette équipe algérienne encore auréolée de sa brillante et 1ère qualification au 2e tour du Mondial.

 

Les sélections algérienne et allemande de football se retrouveront, pour la troisième fois de leur histoire, lundi à partir de 21h00 (H.algérienne) à Porto-Alegre, en match comptant pour les 1/8e de finale du Mondial-2014 qu’organise le Brésil du 12 juin au 12 juillet.

Allemands et Algériens issus respectivement des groupes (G et H), vont donc s’affronter pour la 3e fois, dont la 2e fois dans un grand rendez-vous universel du football, après le Mondial-1982 en Espagne.

Avant cette 3e confrontation qu’appréhendent fortement les deux onze, pour diverses raisons, c’est le petit poucet algérien qui mène devant l’ogre allemand par 2 victoires à 0.

Le premier succès, acquis en amical il y a 50 ans (en 1964) au stade du 20-août (Alger), avait à l’époque surpris bon nombre d’observateurs du football mondial, lesquels avaient salué le grand exploit de la bande à Smail Khabatou, qui avait réussi à mettre sur pied, une formation savamment composée d’un amalgame de joueurs locaux (Messaoudi, Bouras, Boudene) et professionnels, dont Zitouni, Mekhloufi et autres, Mahi, alors que la RFA se présentait à Alger, avec une carte de visite bien garnie, dont un titre mondial en 1954.

Les retrouvailles « algéro-allemandes » eurent lieu 18 ans plus tard dans un cadre officiel et relevé, le Mondial-1982 en Espagne. Les pronostics émis depuis le tirage au sort jusqu’au 16 juin, date du match, ne donnaient aucune chance aux « Verts » qui allaient jouer en « verts » leur premier match d’un Mondial, contrairement aux Allemands, pratiquement présents à toutes les éditions depuis 1930 à l’exception de 1950 au Brésil.

Le rapport de forces nettement à l’avantage de la Mannschaft avait poussé l’entraîneur allemand Jupp Derwall à promettre de rentrer chez lui par le premier train à destination de l’Allemagne, si jamais son équipe s’inclinait devant une sélection quasiment inconnue, promesse qu’il n’avait jamais tenue après le coup de tonnerre algérien. Motif : il disposait d’une armada de stars mondiales dont Shumacher, Breitner, Magath, Littbarski et Rumennigge pour ne citer que celles-là.

L’exploit de Gijon qui reste gravé dans les annales du football mondial, salué à sa juste valeur par toute la presse mondiale, avait été l’œuvre d’une bande de jeunes, dont la plupart sont le pur produit de la réforme sportive initiée en 1976 par les pouvoirs publics en Algérie.

Ainsi, les Cerbah, Merzekane, Guendouz, Fergani, Madjer, Belloumi et Assad, ont appris les rudiments du football dans les différents quartiers populaires d’Alger. Le staff technique de l’époque composé de Khalef et Mekhloufi avait complété les différentes lignes par des « pros » assez aguerris dont Mansouri, Korichi et Dahleb.

Pour cette 3e sortie algéro-allemande, le « onze allemand » sera sur ses gardes devant cette équipe algérienne encore auréolée de sa brillante et 1ère qualification au 2e tour du Mondial.

L’objectif principal de la bande au coach allemand Low est d’effacer les deux revers subis par leurs aînés, dont celui de Gigon.

Pour les protégés de Vahid Halilhodzic qui n’auront rien à perdre mais tout à gagner, il s’agit tout simplement de perpétuer la tradition et faire respecter le fameux dicton, « jamais deux sans trois ».

Il y a lieu de souligner que l’Allemagne unifiée en 1990, évoluait auparavant avec deux sélections distinctes (République Fédérale/RFA) et (République démocratique/RDA) contre laquelle l’Algérie a joué 6 matches.