La marche ouvrière organisée ce mercredi à Alger, par la Confédération des syndicats algériens (CSA), a été marquée par la participation des imams des mosquées. Ils ont répondu à l’appel lancé par le Conseil national autonome des imams (CNAI), pour prendre part à cette action visant à rejeter le gouvernement de Nouredine Bedoui et la désignation d’Abdelkader Bensalah chef de l’Etat.

« Nous sommes des citoyens algériens. Nous avons le droit nous aussi de s’exprimer sur la situation de notre pays », nous a déclaré le président le président du CNAI Djamel Ghoul avant d’ajouter : « Nous sommes membres de la confédération des syndicats algériens et nous sommes avec les revendications du peuple algérien ».

Dans sa déclaration, Djamel Ghoul a fait savoir que des imams subissent des pressions de la part de la tutelle en raison de leur engagement avec la population qui réclame depuis près de deux mois, le départ du tout le système politique en place. « Des imams sont victimes de pression parce qu’ils ont soutenu le mouvement populaire. Nous avons un cas concret à Tizi Ouzou », déplore-t-il.

D’après lui, la tutelle a exercé des pressions sur les imams pour leur imposer le contenu des leçons de la première de vendredi. Un contenu qui défend la thèse du pouvoir. « La plupart des imams ne suivent plus ces directives », a-t-il indiqué.

La participation des imams a été chaleureusement saluée par les manifestants dont certains ont pris des photos avec eux.