L’exploitation du pétrole et du gaz de schiste a reçu l’aval du conseil des ministres (DR)

Très attendu sur le dossier de l’exploitation de gaz de schiste, le Premier ministre Abdelmalek n’a fait que répéter, lors de son intervention télévisuelle de mercredi, la position officielle : L’exploitation est prévue pour 2022, « mais devons mener des études, évaluer les réserves et acquérir le savoir-faire technologique » dans le forage de deux puits dans le projet-pilote de In Salah.

 

Après plusieurs jours de contestation pacifique du projet-pilote de forage non conventionnel à In Salah, le gouvernement n’a pas renoncé à l’exploitation du controversée du gaz de schiste. Les informations qui ont circulé cette semaine sur  une décision du président Bouteflika de « geler » le projet de In Salah se sont révélée fausses après le passage de Abdelmalek Sellal à une émission de l’ENTV.

« D’ici 2022, nous allons réaliser des études sur le gaz de schiste, ni plus ni moins. Nous ne sommes pas dans la phase d’exploitation et c’est une question qui n’est pas inscrite à l’ordre du jour du Gouvernement », a déclaré mercredi soir  le Premier ministre Abdelmalek Sellal à la Télévision algérienne. Et de préciser que des expériences ont été menées sur deux puits dont l’une a été « concluante ». « Une fois les forages terminés, nous allons mener des études pendant quatre ans avant de décider d’exploiter le gaz de schiste (…) pas avant 2022 », a-t-il poursuivi.

Autrement dit, l’option de l’exploitation des hydrocarbures non conventionnels dans laquelle s’est engagé le gouvernement depuis une année, après avoir amendé le cadre réglementaire relatif à l’exploitation des hydrocarbures n’est pas du tout remise en cause, malgré les risques environnementaux que peut engendrer cette exploitation et dont la rentabilité économique n’est pas établie.

«  L’eau a plus de valeur que le gaz »

Pour les doléances exprimées par les populations de In Salah qui ont mis en avant pendant plusieurs jours de protestation pacifique « les risques de pollution de la nappe phréatique, le premier ministre tout en maintenant l’option du recours au gaz de schiste à long terme (2022), pour subvenir aux besoins énergétiques de l’Algérie, a tenté de rassurer que « les ressources en eau de la région ne seront pas touchées » par cette exploitation. 

«  L’eau a plus de valeur que le gaz », a-t-il dit, avant d’ajouter que l’Algérie est assise sur la troisième réserve du monde d’hydrocarbures non conventionnels. Selon lui, l’Algérie doit évaluer ce niveau de réserve avant d’aller vers l’exploitation à long terme.  « Nous n’avons, accordé aucune autorisation pour l’exploitation du gaz de schiste et nous ne comptons pas le faire à court terme », a-t-il rassuré.