Hocine Aït-Ahmed a été inhumé vendredi dans son village natal Ath Ahmed (Tizi Ouzou) au milieu d’une impressionnante foule venue rendre un dernier hommage à cet infatigable défenseur des valeurs d’humanisme, de démocratie et de liberté dans le monde.

 

 

La cérémonie d’inhumation s’est déroulée après la prière du vendredi. Dans une ambiance de deuil et de recueillement, des milliers de citoyens se sont massés le long du passage du cortège funèbre pour saluer la mémoire de cette figure nationale historique.
Des hommages de reconnaissance et d’admiration ont été exprimés unanimement, comme jamais auparavant, à la mémoire de cet ancien chef historique de la révolution et leader du parti FFS, depuis l’annonce de sa mort.
La dépouille du défunt est arrivée vendredi dans son village natal Ath Ahmed.
Le cortège funèbre qui a démarré du siège national du Front des forces socialistes (FFS) à Alger, est arrivé à Ath Ahmed dans la daïra d’Ain El Hammam, juste avant midi où une « marrée humaine » l’attendait pour lui rendre un dernier hommage.
Avant d’arriver à Ain El Hammam, le cortège funèbre est passé notamment les communes de Belouizdad à Alger, des Issers à Boumerdes et de Tizi Ouzou.
Durant la nuit du jeudi à vendredi, une veillée funèbre à la mémoire du défunt, grande figure de la guerre de libération nationale, avait eu lieu au siège national du FFS.
Des centaines de personnes, venues de l’ensemble des régions du pays, bien avant le rapatriement de la dépouille, pour rendre un dernier hommage à Aït Ahmed, décédé à l’âge de 89 ans.
Outre les citoyens ayant effectué le déplacement au siège du FFS pour saluer la mémoire du défunt, des personnalités politiques algériennes et étrangères, des ambassadeurs, ainsi que des représentants de la société civile ont tenu à se recueillir à la mémoire du défunt.
A son arrivée, jeudi vers 16 h, à Alger dans un avion en provenance de la Suisse, le cercueil du défunt avait été déposé au salon d’honneur de l’aéroport international Houari Boumediene pour une cérémonie de recueillement qui s’est déroulée en présence de hauts responsables de l’Etat, des membres du gouvernement ainsi que de sa famille, ses proches et ses amis.
Sur le tarmac de l’aéroport, un détachement de la Garde républicaine lui a rendu hommage.
Les funérailles de feu Ait Ahmed, nationales et populaires, ont été à la hauteur de la grandeur de celui qui fut un des héros ayant déclenché la glorieuse Révolution du 1er novembre 1954.
Après l’annonce de sa mort, le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, avait décrété jeudi dernier un deuil national de huit jours sur l’ensemble du territoire national. Né à Ain El Hammam (Tizi Ouzou) en 1926, Ait Ahmed a été l’un des principaux chefs du Front de libération nationale (FLN) durant la glorieuse Révolution du 1er novembre 1954 Figure historique du nationalisme algérien, l’un des pionniers du front pour une diplomatie de libération et initiateur de l’opposition après l’indépendance, Hocine Aït Ahmed, qui a tiré sa révérence, à l’âge de 89 ans, fut sans conteste l’homme au combat pluriel.