Parmi les filières prioritaires, où, l’accréditation devient impérieuse, le directeur d’Algerac a cité la filière du textile et du cuir, celle de l’agroalimentaire, celle de l’électronique et celle de la mécanique.

Les champions de la qualité seront révélés incessamment, a annoncé M Nouredine Boudissa, Directeur Général de l’organisme algérien d’accréditation, ALGERAC. « Les lauréats sont déjà connus », a-t-il dit en indiquant qu’une cérémonie de présentation sera organisée en leur honneur le 18 décembre courant, à Alger, à l’issue du « Mois de la qualité ».

Le même responsable est longuement revenu sur les aspects les plus importants du processus de normalisation et d’accréditation, à la faveur d’un point de presse organisé au siège d’ALGERAC, à Alger.

M Boudissa qui a expliqué que les normes sont le passeport à l’export et à l’import dans le commerce mondial actuel, a appelé à l’accélération la cadence dans le domaine récent de l’accréditation.

« Il faut prioriser les actions et les appuyer sur une décision politique qui rende obligatoire cette démarche qualité décisive», a-t-il martelé en soulignant que le ministère de l’Industrie et celui du commerce ont les moyens de cette politique.

Le même responsable qui a appelé à créer une demande  en matière d’accréditation a appelé à alimenter davantage les fonds d’aide à l’accréditation, surtout que cet appui concourt à hauteur de 80% dans le financement du processus pour les postulants.

A l’en croire, les demandes dans ce domaine se comptent par dizaines et « l’écho est très positif », toutefois, a-t-il nuancé, la démarche qualité reste insuffisante au sein des entreprises. « Nous avons signé des protocoles d’accord avec Sonatrach, Sonelgaz et le ministère de la Défense nationale qui sont de formidables donneurs d’ordres », a dit M Boudissa qui a fait savoir que ces engagements créent un remarquable effet d’entrainement.  Il a ensuite rappelé la nécessité de la mise à niveau des textes d’application dont certains sont caducs. «Nous devons produire nos propres normes en fonction de nos besoins et de nos délais. Nous travaillons sur cet objectif », a enchainé M Boudissa. Parmi les filières prioritaires, où, l’accréditation devient impérieuse, le directeur d’Algerac a cité la filière du textile et du cuir, celle de l’agroalimentaire, celle de l’électronique et celle de la mécanique.

Il a à ce titre cité le rapprochement de l’organisme turc Turcac, pour l’accréditation et l’accompagnement de l’usine de textile Tayal, à Relizane, et dont la production ciblera l’export.

« Pour prétendre conquérir les marchés, étrangers, notamment africains, les normes deviennent incontournables ! »,a-t-il martelé en précisant que le marché africain n’est pas pour autant un marché facile.  Dans le domaine de la mécanique et de la pièce de rechange, l’accréditation devient un moyen d’attrait pour les investisseurs potentiels, a-t-il, par ailleurs, indiqué. M Boudissa a enfin invité à créer la synergie entre tous les acteurs de la normalisation, et les institutions étatiques qui chapeautent ce chantier. « Je suis pour la désignation d’un Monsieur Normalisation ! », a-t-il dit.