Il est possible que le Premier ministre s’exprime sur le dossier ce jeudi à l’occasion de l’ouverture de la foire de la production nationale pour donner davantage de détails.

 

Le Forum des  chefs d’entreprise (FCE) signera samedi prochain avec le gouvernement une charte relative au partenariat public-privé alors qu’ l’évènement était annoncé auparavant pour le 23 janvier prochain.

Selon nos sources, cette charte sera signée par le Premier ministre, Ahmed Ouyahia et le président du FCE, Ali Haddad. D’autres organisations comme l’UGTA et la Confédération nationale des producteurs algériens soutiennent cette initiative.

La charte du partenariat devrait garantir aux entreprises des secteurs public et privé la possibilité d’entrer en partenariat. Il est possible que le Premier ministre s’exprime sur le dossier ce jeudi à l’occasion de l’ouverture de la foire de la production nationale pour donner davantage de détails.

« La charte qui devrait être signée par le FCE et le gouvernement n’a pas pour vocation d’obliger les entreprises publiques à privilégier le partenariat avec les opérateurs privés, mais entend plutôt  leur assurer une sorte de couverture gouvernementale les encourageant à aller de l’avant sans hésiter, lorsqu’une entreprise privée leur semble être un partenaire intéressant », avait souligné une source du FCE.

C’est lors de la troisième édition de l’université du FCE que ce pacte avait été évoqué par le patron de l’UGTA, M. Abdelmadjid Sidi Saïd, rencontre à laquelle a assisté le Premier ministre, Ahmed Ouyahia.

Une loi régissant cette forme de partenariat est même suggérée pour assurer la transparence et la protection des opérateurs.

Lors de précédentes rencontres organisées par le FCE sur le sujet, il était question de renforcer la contribution du secteur privé dans les réalisations économiques au vu de ses capacités de financement. 

Cette stratégie vise aussi d’autres impératifs comme la contribution à la sauvegarde de l’emploi et au soutien de l’outil de production.  

La prochaine rencontre intervient dans un contexte où le discours sur la diversification économique revient avec insistance surtout que le nouveau modèle de croissance est inscrit dans le programme du gouvernement.

Ces impératifs seront réalisés en partie grâce à a technique du PPP. D’ailleurs, même le contexte économique actuel s’y prête et appelle à la mobilisation des financements.

Toute cette stratégie découle du pacte national économique de croissance soutenu par l’Union générale des travailleurs algériens, le Forum des chefs d’entreprises et les autres organisations patronales publiques et privées.  

L’un des avantages est que les banques n’auront plus à supporter seules les besoins de financements de l’économie et la mobilisation des ressources impliquera tous les acteurs.