La Bourse algérienne de sous-traitance et de partenariat (BASTP) a signé, hier, une convention avec Naftal relatif à l’installation des Kits GPL dans les véhicules.

Le 5e salon international de la sous-traitance a ouvert ses portes, hier,  à la Safex (Société algérienne des foires et exportations) où il se poursuit jusqu’au 24 de ce mois.  L’évènement est Co-organisé par la Bourse algérienne de sous-traitance et de partenariat (BASTP) et le World Trade Center Algiers WTCA.

Cette manifestation  intervient dans un contexte de crise économique mais à un moment clé du développement industriel du pays, marqué officiellement par la volonté des pouvoirs publics de substituer la production nationale aux importations, notamment par l’accroissement du taux d’intégration nationale à travers l’extension et la densification du tissu de sous-traitance industrielle.

Ce dernier, rencontre néanmoins et selon de nombreux observateurs les premiers obstacles qui s’érigent nécessairement sur son chemin. Ceux-ci sont surtout d’ordre organisationnel, comme le rappelle Mr Agsous Kamel, président du Conseil de la BASTP. « La filière de

la sous-traitance rencontre quelques écueils lesquels sont davantage d’ordre organisationnel que d’ordre fiscal ou parafiscal.  L’on doit revoir l’approche de la sous-traitance particulièrement concernant les donneurs d’ordres.  Le gouvernement a néanmoins ouvert le jeu dans ce domaine, ceci est vrai pour la mécanique ou l’électricité par exemple», a-t-il soutenu. Le même responsable annonce le retour en force de Naftal sur le marché national. Cette entreprise est à la recherche de sous-traitants pour la fabrication de kits GPL.

BASTP qui dispose de 800 entreprises dans son giron a signé, hier,  une convention avec cette filiale de Sonatrach en vue  de lever tous les obstacles bureaucratiques susceptibles de faire frein à ce partenariat.

« La majorité des pièces entrant dans la fabrication des Kits GPL sont importés et cette convention permettra de réduire la facture en devises générée par les importations.  L’objectif consiste à atteindre à l’horizon 2022 un taux d’intégration extrêmement intéressant de l’équipement, soit 80% à 90%», souligne-t-il.

L’on rappelle donc la préoccupation que constituent l’intégration industrielle et la nécessité de densifier le tissu constitué par les acteurs de la sous-traitance.

Préoccupation devant être prise en charge par le développement des filières d’activités de prédilection des PME de sous-traitance telles que celles liées aux métiers de la métallurgie-sidérurgie, la mécanique,

l’électricité et l’électronique ou encore la plasturgie, le caoutchouc, ainsi que les métiers relatifs aux services (études, conseils, formation…).

Du côté des donneurs d’ordres, cette 5eme édition du salon de la sous-traitance verra, outre la participation des groupes industriels manufacturiers, celle des secteurs émergeants à l’instar du secteur automobile, le secteur de l’énergie ou encore les secteurs du transport routier et ferroviaire, et celui lié au développement durable (énergies renouvelables et recyclage).