Les bénéficiaires d’un microcrédit étaient interdits d’en recevoir un autre une fois remboursé le premier. Cela va devenir possible. 

C’est une mesure de bon sens qui a traversé plus d’une décennie pour être enfin engagée par le gouvernement. Le conseil du gouvernement de mercredi 13 février dernier a décidé d’amender le décret 04-15 de 2004 qui limitait les bénéficiaires de l’ANGEM (Agence nationale de gestion du microcrédit) à un seul microcrédit, même après remboursement de celui-ci.

Désormais il sera possible de contracter un nouveau microcrédit après avoir remboursé le précédent. C’est la ministre de la Solidarité, de la famille, et de la condition de la femme, Ghania Dalia qui a expliqué à Médéa ce mardi matin, cette mesure à la presse en marge d’un séminaire régional sur le Padsel Noa, le programme d’appui au développement locale durable et aux actions sociales du nord-ouest de l’Algérie.   

La ministre a annoncé également une mesure rendant évolutifs les microcrédits ; « les porteurs de projets qui auront remboursé un crédit de 250.000 dinars pourront bénéficier d’un crédit d’un million de dinars auprès de l’ANGEM afin de consolider leur activité ».

Mme Ghania Dalia a expliqué que l’ANGEM ne connaissait pas de grands problèmes de recouvrement et que les bénéficiaires des microcrédits ne vivaient pas dans l’angoisse du remboursement «car ils sont bien accompagnés, du début à la fin, dans la conduite de leur projets ».

Le Padsel Noa, pour le déploiement duquel se tenait un séminaire à Médéa en présence également de l’ambassadeur de la délégation européenne en Algérie, John O’Rourke, est un programme de 41 millions d’euros cofinancé par l’Algérie et l’Union européenne.  Il vise à moderniser le modèle de l’aide sociale dans les régions rurales et semi-rurales en faisant émerger des activités locales durables.