La situation critique dans laquelle se trouve depuis quelques semaines, l’Entreprise nationale des industries électroménagères (ENIEM), préoccupe l’Assemblée populaire de la wilaya de Tizi Ouzou. Son président M. Youcef Aouchiche qui a reçu ce lundi, le P-DG de l’ENIEM Djilali Mouazer, se dit, dans un communiqué, profondément préoccupé par l’avenir de l’entreprise suite à la persistance des blocages de toutes ses activistes par la banque et le ministère de l’Industrie et des Mines.

« Le P-APW a reçu aujourd’hui, le 22 juillet 2019 M. Djilali Mouazer P-DG de l’Entreprise Nationale des Industries de l’Electroménager (ENIEM) Pour faire un point sur la situation de blocage que vit l’entreprise. L’ENIEM, symbole et fleuron de l’industrie au niveau de notre Wilaya, est entrain de faire face à une situation extrêmement difficile qui menace son existence », dénonce Youcef Aouchiche Celui-ci fait savoir que l’ENIEM fait face « au blocage des crédits d’exploitation et d’approvisionnement par la banque depuis le début de l’année. Une situation aggravée récemment par un blocage des autorisations d’importation des matières premières ». Des décisions « incompréhensibles » qui ont provoqué la paralysie complète des chaines de production de l’entreprise et l’envoi forcé de plus d’un millier de travailleurs en congé anticipé. « L’entreprise se retrouve pratiquement dans une situation du chômage technique », déplore Aouchiche. En clair, le P-APW craint à très court terme, la fermeture complète de l’entreprise et l’envoie au chômage de 1735 ouvriers. « Il s’agit là d’un crime économique et social », s’insurge Youcef Aouchiche. Pour éviter ce triste sort à l’ENIEM, l’APW de Tizi-Ouzou lance un appel urgent à toutes les parties concernées notamment la banque de domiciliation pour débloquer la situation de l’entreprise. La même source, précise que l’ENIEM dispose d’un carnet de commandes qui avoisine les 200 milliards de centimes. Par la même occasion, l’APW de Tizi-Ouzou exprime son soutien et son entière solidarité avec la direction de l’ENIEM et ses ouvriers et dénonce énergiquement le laxisme et l’inaction des pouvoirs publics et des autorités concernées. L’APW de Tizi-Ouzou considère que la préservation des emplois et des entreprises publiques économiques est une ligne rouge à ne pas franchir et « n’acceptera jamais de faire payer au peuple et aux ouvriers les conséquences désastreuses d’une gestion mafieuse de l’économie nationale ».