L’intelligence artificielle devient un enjeu politique stratégique pour les grandes puissances militaires et économiques de la planète.

Le candidat à la candidature pour les élections présidentielles Ali Ghediri accorde une importance particulière à l’intelligence artificielle.

Il a pris part samedi, 9 février aux travaux de la première édition du  meet-up event dédié à l’intelligence artificielle qui s’est déroulée au théâtre national algérien Mahieddine Bachtarzi.

Les participants à cette rencontre scientifique de haut niveau ont été surpris par la présence de général-major à la retraite. Celui-ci a suivi les interventions des deux intervenants en l’occurrence le célèbre architecte algérien Halim Faidi et le consultant et conférencier international Idriss Aberkane.

C’est la première fois, qu’un homme politique algérien s’intéresse à l’intelligence artificielle. Un sujet qui devient un enjeu politique stratégique pour les grandes puissances militaires et économiques de la planète.

Interrogé par Maghreb Emergent sur les raisons de sa participation à cet événement qui a réuni les experts et les talents en intelligence artificielle, il dira : « Je ne peux pas ne pas assister à une conférence qui traite de la connaissance et de l’intelligence artificielle ».  Il ajoute : « En ma qualité de candidat aux présidentielles, je ne peux concevoir un programme de développement de mon pays sans une économie de la connaissance. Cette dernière donne de la plus-value à nos produits et produit des richesses ».

Selon lui, l’Algérie a le potentiel humain qui lui permettra de rattraper le retard en matière d’intelligence artificielle dans des délais raisonnables. « Je suis conscient du retard en la matière. Il y a des choses qui auraient dues être faites il y a quelques années déjà », souligne-t-il avant d’affirmer qu’il fait confiance à la jeunesse algérienne pour rattraper ce retard.

Ghediri sur les traces de Poutine, Xi Jinping et Macron

En accordant cette importance à l’intelligence artificielle, cet ancien militaire qui a manifesté son intérêt pour la présidentielle du 18 avril prochain, emboîte le pays aux présidents chinois, Xi Jinping, russe Poutine et français, Emmanuel Macron. Ces trois chefs d’Etat ont fait du développent de l’intelligence artificielle un axe stratégique voire une urgence. Le président chinois ne cesse de rappeler la nécessité pour le pays de devenir au cours des prochaines années, la première puissance mondiale en intelligence artificielle. La réalisation de cet objectif fera de la Chine la première puissance mondiale dans tous les domaines, pense Xi Jinping.

De son côté, le président russe Vladimir Poutine a déclaré le 1er septembre 2017 devant les jeunes et les enfants de son pays que l’intelligence artificielle constituait ni plus ni moins l’avenir de l’humanité. Pour autant, le président russe n’a pas caché qu’il redoutait de potentielles menaces. Pour lui, le pays leader en matière d’intelligence artificielle sera tout simplement le «maître du monde». Il a conclu son discours par un appel aux enfants et aux jeunes russes pour qu’ils commencent à travailler sans délais, pour maîtriser l’intelligence artificielle.

Pour sa part, le président français Emmanuel Macron a décidé le 29 mars 2018, d’affecter 1,5 milliards d’euros pour le développement de l’intelligence artificielle. L’objectif de Marcon : Faire émerger  un réseau d’instituts dédiés localisés dans 4 ou 5 endroits en France dans l’espoir d’attirer les meilleurs chercheurs mondiaux et doubler les capacités de formation en IA.