Pour booster le marché et sortir de son marasme, plusieurs propositions sont faites par les acteurs du secteur concernant des produits tels le Takaful, la micro-assurance, la co-assurance, le crédit à l’assurance.

 

Tout porte à croire que le marché des assurances poursuivra en 2017 sa courbe descendante entamée depuis deux ans. C’est ce qu’a affirmé mardi Le P-DG d’Alliance assurances, Hassan Khelifati, dans une intervention à la radio nationale. Il se base sur le montant des primes collectées par les sociétés d’assurances (de dommages et de personnes) au cours du 1er semestre qui est de 69,9 milliards de dinars (y compris les acceptations internationales), en baisse de 3,2% comparativement au premier semestre 2016.

Cette tendance à la baisse doit se confirmer, selon lui, lors des six derniers mois de l’année. Si c’est le cas, la chute sera de 8% pour l’ensemble de l’année.  Il revient au Secrétariat permanent du Conseil national des assurances (CNA) de confirmer ces chiffres ou de donner d’autres informations sur l’évolution du secteur selon les bilans lui parvenant des compagnies.

C’est le publication de la note de conjoncture du marché national des assurances pour la période du 2eme semestre 2017, portant les chiffres, production et sinistres, des assurances de dommages, des assurances de personnes et de la réassurance qui va éclairer sur cette question.

Pour booster le marché et sortir de son marasme, plusieurs propositions sont faites par les acteurs du secteur concernant des produits tels le Takaful, la micro-assurance, la co-assurance, le crédit à l’assurance. Ceci permettra dans son ensemble de réactiver le secteur des assurances en difficulté depuis quelque temps.

Hormis la chute du chiffre d’affaires, le secteur est confronté à d’autres écueils notamment en l’absence d’une autorité indépendante chargée de contrôler les compagnies d’assurances publiques.

Khelifati a déjà estimé que ceci dénote pourtant d’une évolution naturelle du marché des assurances et permettra aux compagnies du secteur d’exercer leur activité sans pression. Le ministère des Finances contrôle et détient les actions des compagnies d’assurances publiques, a-t-il déclaré soulignant que cette situation n’arrange pas tous les acteurs du marché. Ces même acteurs du secteur des assurances ont adressé plusieurs propositions à la commission chargée de la préparation du nouveau projet de loi encadrant l’activité d’assurance qui sera soumis à l’approbation du gouvernement et présenté ensuite au parlement dans les prochains mois.

Le secteur ne participe qu’à hauteur de 0,7% au PIB du pays et cette moyenne est très faible en comparaison avec les pays voisins et aux potentialités du marché national.

En Tunisie, le secteur des assurances génère 1,5 milliards de dollars,  au Maroc 4,5 milliards de dollars et en Algérie il est entre 1 et 1,1 milliard de dollars et l’économie nationale perd une source financière très importante.