Numéro un peu spécial du Café Presse politique (CPP)  comme chaque année depuis 2014. Le 20 avril est un marqueur de l’état de santé de la vie démocratique en Algérie. Et de l’état de forme des panélistes du café presse.

 

 

 

 

Le café presse politique de la veille de la commémoration du 20 avril 1980 a passé en revue l’état des libertés en Algérie. Pour constater que l’appareil répressif s’il est plus puissant n’est pas plus éclairé.  La poursuite de la grève de la faim du docteur Kamel-Eddine Fekhar,leader de la contestation identitaire Mozabite en est une des expressions.

 

Mais c’est sur le rôle des services de sécurité en 2001, lors du printemps noir en Kabylie, que le débat a vite achoppé. Était-il possible d’éviter 126 morts et des dizaines de blessés graves par balles ?  Grinçant.

 

La présence  sur le plateau d’un journaliste, Samir Larabi, acteur du mouvement à l’époque a remis les faits au cœur des appréciations. De quoi est né le MAK ?  Le CPP a tenté de faire la généalogie du mouvement devenue indépendantiste pour la Kabylie au cœur des évènements de 2001.

 

Sinon la grève au quotidien Liberté a été l’occasion de décortiquer à la fois les difficultés du moment du groupe Cevital (grève à Piombino en Italie) et celles de la presse papier, ou le déclin des revenus publicitaires liés à celui des chiffres de vente, prépare des jours compliqués. 

 

Le CPP a lu l’oraison funèbre sur le modèle parlementaire turque victime cette semaine d’un référendum qui «présidentialise»  l’architecture du pouvoir politique dans un pays longtemps cité en modèle pour les autres pays de culture musulmane.

 

 Les arabes  voulaient, avec leur printemps,  se débarrasser du «gêne autoritaire» du système du  « Raïs ». Non seulement ils ont en partie échoué, mais les turcs risquent d’y retourner. Et si le modèle d’avenir d’une gouvernance démocratique avancée en terre d’Islam allait émerger finalement  au Maghreb ?  Pas Alger pour le moment, mais à Tunis.