Les députés des partis de la majorité ont consommé leur temps légal à glorifier les « bonnes décisions du gouvernement » qui selon eux visent à« faire sortir l’Algérie de la crise ».

 

Hémicycle presque vide, de nombreux absents, des retraits  d’inscription annulant des interventions prévues et un débat mort  au sein de l’Assemblé populaire nationale (APN). Tel est le constat fait aujourd’hui sur place. La loi de finances 2018, puisque c’est d’elle qu’il est question depuis hier, ne fera vraisemblablement plus débat à partir du moment où les partis de l’opposition ont, semble-t-il, baissé les bras.

Les partis de l’opposition  qui ont l’habitude de contester la politique du gouvernement étaient presque tous absents, et ceux qui étaient présents se sont contentés de quelques interventions timides.

Ce deuxième jour  de débat semble avoir touché à sa fin avant même de commencer. Le président de l’APN avait annoncé, hier, 223 inscrits pour donner aujourd’hui un nouveau chiffre: 214.  La cause de l’absence dans les rangs de la majorité et de l’opposition est expliquée par  la campagne électorale locale.  Plusieurs députés nous ont confirmé  que les partis politiques sont occupés avec les élections locales. 

Les interventions concernaient tout sauf du PLF 2018.  Les députés des partis de la majorité ont consommé leur temps légal à glorifier les « bonnes décisions du gouvernement » qui selon eux visent à« faire sortir l’Algérie de la crise », ou sont intervenus pour attirer l’attention sur des problèmes qui concernent leurs wilayas respectives.

De leur côté, les partis de l’opposition tels que le Parti des Travailleurs (PT), ou le Mouvement  de la Société pour la Paix (MSP), ont qualifié le PLF 2018 de projet « antisocial »  qui mettra à mal le pouvoir d’achat du simple citoyen en Algérie. Ils ont estimé que le gouvernement cherchait seulement à combler le déficit sans penser à trouver de vraies solutions économiques et politiques, qui propulseraient l’Algérie et son économie vers un avenir meilleur.

La députée du PT, Khadidja Boudine, a souligné que le PLF 2018 ne fait « qu’approfondir  la politique de la stratification dans la société algérienne ». Pour sa part, le député du MSP, Zouaoui Ben Zina, a déclaré que le PLF 2018 est une « guerre contre les poches des citoyens ». C’est à peu près tout ce qui a été dit au sujet du PLF. Les élections locales ont déjà relégué les débats sur cette loi au second plan.