Le ministre délégué chargé du Budget et de la Prospective, Hadji Baba Ammi.

Le ministre délégué chargé du Budget et de la Prospective, Hadji Baba Ammi, a minimisé l’importance de la réduction des dépenses budgétaires de 9% en 2015. Ce n’est là, a-t-il dit, qu’un « effort de rationalisation » dans la mesure où les dépenses d’équipement resteront à un niveau qui permettra à toutes les entreprises, Sonatrach comprise, « de poursuivre normalement leurs plans de charges ».

 

 

Le taux de croissance économique prévue pour 2016 est estimée par le gouvernement à 4,6%, a indiqué dimanche le ministre délégué chargé du Budget et de la Prospective, Hadji Baba Ammi, dans une déclaration rapportée par Algérie Presse Service (APS)

Hadji Baba Ammi, qui s’exprimait lors d’une journée d’information sur la loi de finances complémentaire pour 2015, a rappelé que l’exécutif tablait pour 2015 sur une croissance beaucoup moins vigoureuse, de 3,76% seulement, soit, à peu près, le même taux qu’en 2014 (3,8%).

La croissance en 2016, a également indiqué le ministre délégué chargé du Budget, sera tirée par toutes les branches mais surtout, naturellement, par secteur des hydrocarbures. Ce secteur (les deux tiers des recettes budgétaires et le tiers du PIB) a enregistré une baisse d’activité en 2014 (-0,6%) mais elle est de moindre ampleur par rapport à ses contre-performances sur les neuf dernières années (-8% en 2009, -5,5% en 2013), ce qui peut annoncer, selon Hadji Baba Ammi, « une inversion de la tendance baissière qui l’a caractérisé depuis 2006 ».

Le ministre a minimisé l’importance de la réduction des dépenses budgétaires de 9% en 2015. Ce n’est là, a-t-il dit, qu’un « effort de rationalisation » dans la mesure où, a-t-il expliqué, les dépenses d’équipement resteront à un niveau qui permettra à toutes les entreprises, Sonatrach comprise, « de poursuivre normalement leurs plans de charges ».

Evoquant il y a quelques jours, la LFC, le ministre des Finances était allé dans le même sens. Abderrahmane Benkhalfa avait insisté sur le fait que la réduction des dépenses budgétaires ne touchera pas les salaires des travailleurs. Il s’agit, selon lui, d’un simple « redéploiement (des ressources).