La production des centrales hydroélectriques contribue très peu au bilan énergétique de l’Algérie

La décision de renoncer à produire de l’électricité à partir des barrages a été motivée  par le fait que le niveau de production des centrales hydroélectriques reste « insignifiant » contribuant très peu au bilan énergétique de l’Algérie.

 

 

Le gouvernement a décidé de fermer à terme les centrales hydroélectriques du pays et de consacrer les barrages produisant de l’électricité à l’irrigation et à l’alimentation de la population en eau potable, a appris l’APS mercredi auprès d’une source au ministère de l’Energie.

« Les besoins en eau de la population sont tellement grands que le gouvernement a décidé de ne plus recourir aux barrages pour produire de l’électricité », a souligné la même source.

Le gouvernement compte mobiliser toutes les ressources en eau superficielles du pays pour assurer une meilleure alimentation en eau potable de la population. A cet effet, il compte porter le nombre de barrages de 70 à 100.

La décision de renoncer à produire de l’électricité à partir des barrages a été motivée, selon la même source, par le fait que le niveau de production des centrales hydroélectriques reste « insignifiant » contribuant très peu au bilan énergétique de l’Algérie.

La production hydroélectrique insignifiante

La production de la filière hydraulique ne représente que 389,4 GWh des 28.950  GWh produits par SPE, la filiale de production d’électricité de Sonelgaz. L’essentiel de la production électrique, soit 18.723 GWh est assurée par le gaz, selon Sonelgaz.

Actuellement, seuls deux barrages produisent de l’électricité en Algérie. Il s’agit du Barrage d’Ighil Emda à Kherrata (Béjaïa) et du Barrage Erraguen à Jijel.

Le ministère des Ressources en eau a engagé les procédures nécessaires pour récupérer ces deux barrages afin de les consacrer à l’alimentation en eau et a l’irrigation agricole, ajoute-t-on de même source.