Le HCI a annoncé que le Conseil national des assurances a déjà ficelé un dossier sur l’assurance islamique.

 

Le Haut conseil islamique présidé par Abdallah Ghoulamallah est très impliqué dans les textes devant régir dès 2018 la finance islamique que ce soit du côté des banques ou des assurances.

On sait que l’Association des banques et des établissements financiers (ABEF) a déjà saisi le HCI pour rendre un avis sur la finance islamique. C’est Mohamed Boudjella, membre du HCI et professeur en sciences économiques à l’université Mohamed-Boudiaf de M’sila qui l’a annoncé en début de semaine lors du Salon des banques et assurances tenu le 21 décembre à Alger. L’ABEF a confirmé cette information en soulignant qu’un  Board Committee sera créé à propos de ce dossier et qu’elle s’est dessaisie de l’affaire pour éviter tout conflit d’intérêt. Le HCI aura à réunir des experts en religion pour se prononcer sur les opérations bancaires.

Le HCI a proposé mercredi dernier la création d’une haute instance légale relevant de son autorité pour collaborer avec la Banque centrale concernant les transactions financières.

Le HCI a encouragé les établissements financiers à se conformer aux critères des instances légales des banques islamiques, exprimant sa disposition à accompagner les banques afin qu’elles contribuent au développement global et à la promotion de l’investissement.

Pour l’instant, certaines banques comme Al Baraka et Salama ou encore des compagnies d’assurance comme Trust et Salama Assurance Algérie pratiquent la vente des produits islamiques. Mais l’élargissement de cette activité sera encadré par de nouveaux garde-fous. Selon le ministre des Finances, Abderrahmane Raouya, « cette vente n’est pas aisée. Elle nécessite une organisation adaptée au sein des banques pour que ces dernières puissent gérer séparément les crédits conventionnels et ceux participatifs ».

Sue le volet des assurances, le HCI a aussi annoncé que le Conseil national des assurances a déjà ficelé un dossier sur l’assurance islamique. Dossier sur lequel le HCI a déjà donné son avis dès mai 2017.

«Le takaful est un concept qui n’est pas étranger à la religion et cette notion a même sa place dans le concept de la zakat et de l’entraide entre les musulmans ou encore dans la mutualisation des risques », avait précisé M. Ghoulamallah, lors d’une conférence organisée sur l’assurance takaful. Cette notion qui englobe le concept de mutualité n’est pas antinomique avec l’islam du fait qu’il intègre la nécessité de mutualiser les risques, avait-il indiqué. Là aussi, une nouvelle loi est attendue en 2018 pour encadrer ce dispositif.