solaire

Depuis quelques mois, ministère de l’Intérieur s’est engagé dans la promotion des énergies renouvelables en mettant à contribution les collectivités locales.

Un plan d’action pour le développement territorial des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique a été mis en place, à travers la circulaire interministérielle du 5 février 2018. Cette dernière prévoit, entre autres, la substitution des lampes dans les édifices publics et le parc de l’éclairage public, et l’interdiction de l’utilisation des lampes à mercure pour toute nouvelle installation.

Pour se faire, il est prévu un projet de substitution de plus de 77 000 lampes à mercures au niveau des 48 wilayas, par des systèmes LED pour l’éclairage public, qui représente 56% de la facture électrique des communes.  Ce qui engendrera une économie d’énergie de plus de 60 000 Mégawatheures, soit un gain de plus de 277 millions de dinars par an.

Au niveau des périmètres non électrifiés, le ministère de l’Intérieur prévoit la réalisation de petites installations utilisant l’énergie solaire photovoltaïque, en substitution à des projets couteux de raccordement électrique en réseau. Dans ce sens, des projets pilotes seront développés pour l’électrification en photovoltaïque de 36 communes de 10 wilayas du Sud, et 134 communes de 14 wilayas des Hauts Plateaux, pour une capacité d’installation globale de 26 083 KW.

80 écoles équipées de kits photovoltaïques

Au début de l’année écoulée, une instruction a été adressée par le ministère de l’Intérieur à l’ensemble des walis pour équiper en énergies renouvelables une école par wilaya.

Ainsi, 48 écoles primaires alimentées en énergie solaire étaient programmées pour la rentrée scolaire actuelle, 2018-2019. Mais cet objectif a été largement dépassé avec pas moins de 80 écoles qui ont été équipées de kits photovoltaïques à travers le pays.

Dans cette même trajectoire, le ministère de l’Intérieur a prévu de renouveler cette expérience en programmant, pour l’année en cours, d’équiper une mosquée par wilaya en kit d’énergie renouvelable, avec un objectif de 100 mosquées pour 2020.

Pour accélérer la cadence, le ministère prévoit d’exiger pour la construction des mosquées d’introduire des équipements d’énergie propre comme condition  pour la délivrance des permis de construction par les autorités. Il est même prévu une subvention pour aider les constructeurs de ces mosquée à utiliser des équipements du renouvelable.

Dans cette même politique de transition énergétique, une autre instruction a été aussi adressée aux walis par le ministère de l’Intérieur, concernant l’introduction d’énergies propres dans l’ensemble des plages et des lieux de loisirs.

Ainsi, tous les programmes d’aménagement des plages, des forêts récréatives et des camps de toiles, connaitront des installations d’énergies propres. Des kits solaires seront installés même pour alimenter tous les sites des brigades de la gendarmerie nationale, de la sûreté nationale et de la protection civile.

Développement d’un tissu de PME dans le renouvelable

Tous ces projets des collectivités locales sont réalisés par des PME activant dans le secteur des énergies renouvelables. En réalisant ces projets, ces petites entreprises ont pu, d’un côté, acquérir de l’expérience sur le terrain, mais aussi créer des postes d’emploi au niveau local.

Selon un responsable du ministère de l’intérieur, une liste de toutes les entreprises qui activent dans le domaine des énergies renouvelables a été adressée aux directions des 48 wilayas, afin de les inviter à réaliser les projets du programme tracé par la tutelle dans les  énergies propres.

Ceci permettra non seulement d’enrichir le plan de charge de ces PME mais de faire du secteur de l’énergie renouvelable un créneau porteur pour l’entreprenariat, qui contribue dans le développement de l’économie et permet de créer des postes d’emploi.

Tous ces projets entrent dans le cadre du programme des énergies renouvelables  national qui vise à produire d’ici 2030, plus de 27 % de l’électricité à partir de projets des énergies renouvelables. Mais ceci reste tributaire d’une dynamique globale impliquant en premier lieu le ministère de l’Energie  qui prend en charge toute la stratégie énergétique du pays, et qui doit assurer la transition énergétique dans le sens le plus large.