Le gouvernement veut coûte que coûte acheter la paix sociale

Le rejet des consultations politiques initiées par le chef de l’Etat Abdelkader Bensalah ne se limite plus à l’opposition. En effet, le Mouvement populaire algérien (MPA), d’Amara Benyounes joint sa voix à celles des organisations et les formations politiques qui ont refusé de prendre part à la réunion de concertation que compte organiser Bensalah demain.

« En date du 20 avril, le MPA a reçu une invitation de la Présidence de la République pour une réunion le 22 avril en vue d’une concertation sur l’élection présidentielle prévue le 04 juillet 2019. Le bureau national réuni ce jour à décidé de décliner cette invitation », indique un communiqué du parti.

​Il explique sa position par la situation générale dans le pays qui ne permet pas la tenue d’une telle rencontre. « Le MPA considère d’une part, que le climat général n’est pas favorable à la tenue d’une telle élection et d’autre part, que cette échéance, trop rapprochée, ne peut répondre aux revendications légitimes du mouvement populaire à savoir le changement du système et la mise en place d’une nouvelle République ».

​Pour ce parti qui a soutenu le pouvoir, depuis sa création en 2012, l’application de l’article 102 de la Constitution est une condition nécessaire mais non suffisante pour sortir de la crise.

​Le pays a besoin d’une transition démocratique concertée et apaisée, estime cette formation politique.  « Durant cette période, il faudrait préparer une élection présidentielle libre et transparente dans laquelle le peuple Algérien choisira en toute souveraineté son prochain Président de la République », explique le document.

Enfin, le MPA propose que l’ensemble de ce processus soit garanti par l’Armée Nationale Populaire, seule institution jouissant d’une crédibilité auprès de la population.