Photo stylo calculatrice
Le monde des médias et de la communication, notamment la presse privée a, dès la publication, du document, exprimé son opposition à cette mesure.

Le projet de loi de finances (PLF) 2019 fâche le quatrième pouvoir, notamment dans son alinéa 4 de l’article 169. Ce texte stipule, noir sur blanc, que seul le maigre taux des 2,5% sera alloué à la publicité du montant des dépenses publicitaires déductibles d’impôt du chiffre d’affaires annuel.

Les dépenses liées à la promotion des produits (biens ou services) ne sont déductibles au plan fiscal, qu’à concurrence de 2,5% du chiffre d’affaires annuel.

« Entre notamment dans la catégorie de dépenses de promotion de produits celles liées à la publicité sous toutes ses formes et les frais de lancement de produits », stipule l’article du PLF 2019.

Le législateur introduit cette clause au motif  de « la limitation des abus constatés en la matière et qui ont comme finalité la réduction de la base imposable ».

Le monde des médias et de la communication, notamment la presse privée a, dès la publication, du document, exprimé son opposition à cette mesure, la qualifiant de mesure coercitive et d’arme dirigée contre les journaux privés.

Le patron d’El Watan, Omar Belhouchet a ainsi, et à l’occasion de son passage sur Radio M, épingle l’Etat sur son implacable monopole sur la publicité.

« Le monopole de l’Etat sur ce créneau est une machine de guerre utilisée par les pouvoirs publics pour punir ceux qui ne sont pas sur le droit chemin. Affaiblir l’expression dans notre pays et continuer à sévir», a-t-il soutenu.

« Ce chiffre d’affaires est inférieur à celui de la Tunisie ou du Maroc. Il est de 250 millions de dollars alors qu’au royaume chérifien il est d’un milliard de dollars pour un nombre égal d’habitants. Idem pour le pays du jasmin qui affiche 300 millions de dollars pour 11 millions d’habitants. Ce résultat s’explique par le monopole de l’Etat sur la publicité publique et institutionnelle. La rare publicité qui passe dans quelques journaux est celle orientée vers des titres « privés » créés de toute pièce par les autorités qui tentent de faire croire à une diversité médiatique», avait-il également indiqué.