Le Front des forces socialistes (FFS), accuse le pouvoir de vouloir gagner du temps à travers la dernière lettre du président de la République envoyée le 18 mars.

Dans un communiqué rendu public ce mercredi, le plus vieux parti de l’opposition qualifie la feuille de route proposée par le pouvoir de « manœuvre » et de « combine » visant à gagner de temps.

« Concernant la dernière lettre de chef de l’état à l’ occasion du 19 mars le jour de la victoire, la réponse du FFS est sans ambages : Agonisant et désemparé, le pouvoir continue d’enchaîner manœuvres et combines afin de gagner du temps, et à pousser au pourrissement », lit-on dans le communiqué du FFS. « À travers cette lettre, il nous parait claire que le pouvoir est en déphasage total avec les revendications incessantes de la population ; revendications justes et légitimes », ajoute la même source.

 « Plus que jamais, aujourd’hui, nous rappelons les décideurs qu’ils sont les seuls responsables du malheur des Algériens, qu’ils sont les seuls responsables du marasme socio-économique et de l’impasse politique actuelle qui obstrue l’avenir du pays et nous mènent tout droit au chaos », affirme le FFS.

La sortie de crise passera, selon le Front des forces socialistes, par l’élection d’une assemblée constituante. « Le FFS qui a été à l’origine depuis des années, de plusieurs initiatives de sortie de crise, réitère son exigence historique de l’élection d’une assemblée constituante souveraine prélude de l’avènement de la deuxième république », estime le FFS.

Il se réjouit, en outre, de l’écho suscité par sa proposition de sortie de crise. « Aujourd’hui, cette demande est exprimée énergiquement par des millions d’Algériens qui refusent de vous donner un autre sursis et vous demandent de partir sans délais. Le FFS qui s’est engagé depuis le début du formidable soulèvement populaire pacifique auprès de la population, exige le strict respect de la volonté des Algériennes et des Algériens et continuera à lutter pacifiquement jusqu’à l’instauration d’une Algérie libre, démocratique et heureuse », dit-il.