Dans un message adressé aujourd’hui à l’occasion de la célébration de la journée du Chahid, le président Abdelaziz Bouteflika a appelé à le DRS (services de renseignements algériens) « à poursuivre ses missions et ses prérogatives en sa qualité de partie intégrante de l’Armée nationale populaire ».

 

Dans un discours lu en son nom par le ministre des Moudjahidine Mohamed Cherif Abbas, le président Bouteflika considère que « personne n’a le droit de détruire les piliers sur lesquels reposent les institutions républicaines et les acquis ». Dans son message, Abdelaziz Bouteflika désavoue sans le nommer, le secrétaire général du FLN, Amar Saadani, qui s’est distingué récemment par une charge sans précédent contre le DRS et son patron, le général Mohamed Mediène dit Toufik. « Personne, quelle que soit sa responsabilité, n’a le droit de placer sa personne, ses activités et ses déclarations, au dessus de la constitution et des lois de la république », dit le message du président.

Dans le discours repris par l’agence presse officielle APS, le président Bouteflika ajoute : « Personne n’a le droit de régler ses comptes personnels avec les autres au détriment des intérêts suprêmes à l’intérieur et à l’extérieur », et considère que « le temps des insultes et des verbiages  est révolu », appelant à « se comporter dans le bons sens ».

Pour le président Bouteflika, « l’objectif de ce message est de renouveler avec clarté que le DRS demeure, contrairement à ce qui est colporté dans la presse, qui porte atteinte à la stabilité de l’Etat et de l’ANP, complètement mobilisé afin d’accomplir dans les meilleures conditions, les missions qui lui sont assignées au même titre que les autres structures de l’Armée nationale populaire ». 

Il a ajouté que la tempête médiatique autour de cette guerre fictive au sommet de l’Etat  » ne peut malheureusement qu’offrir les conditions favorables » à cette opération de déstabilisation. Face à cette menace, le président a souligné que tous « les responsables » doivent s’armer de conscience nationale et transcender au-dessus de toutes formes de tension qui peuvent surgir entre elles. « C’est inévitable pour assurer l’avenir de l’Etat et de la défense et de la sécurité », a-t-il dit.