Hamidou Messaoudi. commissaire de SILA (Twitter)

La 21e édition du Salon international du livre d’Alger (SILA) (27 octobre-5 novembre), qui donnera la priorité aux écrivains et auteurs algériens, connaîtra une légère augmentation du nombre d’exposants étrangers, a indiqué samedi à Alger le commissaire du salon, Hamidou Messaoudi.

 

Cette édition verra la participation de 671 éditeurs étrangers contre 620 lors de la précédente et 60 écrivains et auteurs sur les 100 invités sont Algériens, a précisé M. Messaoudi lors d’une conférence à la veille de l’ouverture du SILA.

Parmi les participants algériens et étrangers, il y a lieu de citer Waciny Laaredj, Lahbib Sayeh et Amine Zaoui (Algérie), Edwy Plenel et Jean-Christophe Rufin (France), Costa-Gavras (Grèce/France), Rabaï Al-Madhoun (Palestine), Vera Kitova (Bulgarie) et Dany Laferrière (Haïti/Canada).

M. Messaoudi, également directeur général de l’Entreprise nationale des arts graphiques (ENAG), a indiqué que la priorité était accordée, comme de coutume, aux ouvrages scientifiques et académiques et au livre jeunesse.

A une question sur l’interdiction de certains titres, l’intervenant a précisé que des réserves avaient été émises sur toute publication portant atteinte à la souveraineté de l’Etat et aux religions, incitant à la violence ou faisant l’apologie du terrorisme, ajoutant que la vente en gros est « strictement interdite » et que « tout contrevenant sera exclu des prochaines éditions ».

M. Messaoudi avait auparavant précisé à l’APS que le Salon avait « émis des réserves sur 131 titres », ajoutant que 20 maisons d’édition arabes avaient été exclues cette année du SILA pour « non respect du Règlement intérieur de la manifestation lors de son édition de 2015, notamment au regard de l’interdiction de la vente en gros ».

 

 

Le 21e SILA sera ponctué de conférences sur la littérature, l’information, l’histoire, l’actualité politique, le cinéma et les relations culturelles entre l’Algérie et l’Egypte.

Une journée d’étude sera également consacrée au patrimoine amazigh, à la langue arabe et à l’Islam. La journée du 1er novembre sera consacrée à la thématique de la guerre de libération.

 

 

 

Des hommages seront, par ailleurs, rendus à des hommes de lettres disparus à l’instar du ministre d’Etat, conseiller spécial et représentant personnel du président de la République, Boualem Bessaieh, du romancier Tahar Ouattar et de l’écrivain égyptien Naguib Mahfouz.

D’autres activités culturelles seront organisées, lors de cette édition, par différentes instances et institutions nationales, notamment le ministère des Affaires religieuses et des waqfs, le Haut conseil de la langue arabe et le Haut commissariat à l’Amazighité.

 

APS