Ali Ghediri
Le candidat à la candidature pour les élections présidentielle du 18 avril prochain, Ali Ghediri fait objet depuis l’annonce de son intention de prendre part au prochain rendez-vous électoral d’attaques menées par des personnes et des parties issues de milieux politiques différents.

Chef de l’état major de l’APN, président du parti TAJ, leader du mouvement des retraités de l’armée, journaliste, séparatistes, président de parti, députés et autres, ils ont tous fait du général major à la retraite une cible privilégiée.

Le coup d’envoi de ces attaques a été donné par le chef de l’état major de l’armée Ahmed Gaid Salah le 30 décembre dernier. Sans le citer nommément, Gaid Salah a menacé Ali Ghediri de poursuites judicaires en raison d’une contribution publiée dans un quotidien national.

Dans une vidéo publiée le 20 janvier, l’ex-coordinateur national de la coordination des militaires en retraite, les blessés, les radiés et les ayants droits Ammar Hassini a appelé les anciens militaires à ne pas voter Ghediri présenté comme le premier responsable des radiations arbitraires des militaires.

Le 28 janvier dernier, le tour vient au député d’Annaba et ancien vice-président de l’APN Baha Eddine Tliba de charger le général major en retraite. Le député est allé jusqu’à qualifier dans un entretien accordé à TSA Ali Ghediri de soldat désarmé, avec un passé militaire peu glorieux.

Une journée après ces attaques, c’est le mouvement séparatiste le MAK d’entrer en scène. Son site d’information Tamurt a publié un article titré « La Kabylie rejette la candidature du général Ali Ghediri ». Pour l’auteur de l’article, la Kabylie n’est pas concernée par élections présidentielles donc le général candidat n’a pas à compter sur les Kabyles le jour de vote. Le même site publie le 7 février dernier, un autre article pour critiqué une sortie médiatique du candidat dans laquelle a déclaré que « l’Algérie est pays arabe ».

Fin janvier, Abderrahmane Dahmane l’ex-conseiller du l’ancien président français Nicolas Sarkozy annonçait son retrait de comité soutien au candidat Ali Ghediri. Il a qualifié son soutien au général à la retraite d’« erreur ».

Le 1er février, le président du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), Mohcine Bellabbès s’implique lui aussi de dans la campagne de dénigrement l’ex-directeur des ressources humaines au ministère de la Défense nationale. Dans une déclaration à la presse à l’issue des travaux du conseil national de sa formation politique Bellabbès n’a pas mâché ses mots en évoquant la candidature de Ghediri. Une hostilité qu’il a renouvelée lors de passage au forum Liberté le 10 février dernier.

De son côté, le déserteur de l’ANP exilée en Europe, Habib Souadia a publié sur son compte facebook plusieurs messages critiquant le général candidat. Selon lui, il s’agit tout simplement d’une tentative des éradicateurs des années 90 de prendre la présidence de la République.

Le député indépendant de la wilaya de Bejaia, Brahim Benadji affiche ouvertement son hostilité à la candidature d’Ali Ghediri. Son argument : Un général président de la République est contraire aux résolutions du congrès de la Soummam qui consacrent la primauté de politique sur le militaire.  

S’agit-il d’actions coordonnées ou de simples coïncidences ?

Il est difficile de réponse avec exactitude à cette question, mais la concentration des attaques contre seul candidat soulève des doutes sur la finalité de cette campagne. Il est le seul candidat de l’opposition qui subit autant d’attaques.