Les chaînes TV ont capté 8,646 milliards de DA des 10 milliards de DA d’investissements publicitaires réalisé au 1er trimestre 2015

Les dépenses de la publicité dans les médias en Algérie est en plein essor. Mais le marché se trouve bouleversé par l’avènement des chaînes TV privées qui ont rogné les parts de marché de la radio et de la presse écrite.

 

Selon une étude réalisée par la société IMMAR Research and Consultancy dont les conclusions ont été relayées par l’agence APS, les dépenses de la publicité ont progressé de 42 % au 1er trimestre de l’année 2015 par rapport à la même période de 2014, dépassant les 10 milliards de DA en 3 mois. IMMAR relève, toutefois, une diminution du nombre d' »annonceurs actifs » avec 276 annonceurs au 1er trimestre de 2015 contre 291 au 1er trimestre 2014, alors que le volume de diffusion a connu une augmentation passant ainsi de 92.999 diffusions au 1er trimestre 2014 à 131.002 au 1er trimestre 2015.

Sur les 10 milliards de DA d’investissements publicitaires, les chaînes TV ont en capté 8,646 milliards de DA, soit 84,2 % des parts de marchés, en augmentation par rapport à la même période de 2014 où ce taux n’était que de 72,83% (5,286 milliards de DA). Le nombre d’annonceurs dans ce créneau a aussi progressé passant de 97 à 129 ce qui représente une hausse de 33%, de même que le nombre de spots qui a également augmenté, passant de 35.735 à 76.694 (+115%).

Pour la radio, IMMAR note, par contre, une régression au 1er trimestre 2015, avec un taux de 5,95% du marché et 612,475 millions de DA, contre 9,19% et 666,804 millions de DA pour la même période de 2014. L’étude relève un recul de 8% des annonces publicitaires radiophoniques durant le premier trimestre de 2015, de même qu’une diminution des annonceurs actifs, qui passent de 103 à 92, ainsi que du nombre de spots avec 47.153 contre 50.007.

Baisse des recettes pub de la presse écrite

Quant à la presse écrite, l’analyse d’IMMAR fait, également, ressortir une diminution de la part du marché durant le 1er trimestre 2015 (10,03% du marché et 1,032 milliard de DA) par rapport au 1er trimestre 2014 (17,98% et 1,305 milliard de DA). Il est relevé ainsi un recul de 21% des placards publicitaires dans la presse et une réduction des annonceurs de 9% (172 contre 189).

Concernant la répartition du marché publicitaire, le secteur des télécommunications s’est taillé la part du lion avec plus de 3,019 milliards DA durant le 1er trimestre de cette année, en progression par rapport à la même période de l’année dernière (1,593 milliards de DA).

L’agroalimentaire vient en seconde position avec 2,546 milliards de DA de part de marché, contre 1,634 milliards de DA, durant la même période de référence. Ces deux secteurs ont le plus misé sur les chaines TV avec une hausse des placements de respectivement 25,9% et 28,7%. Le secteur de l’automobile a connu, quant à lui, une régression avec 1,005 milliards de DA durant le premier trimestre de cette année contre 1,386 milliards de DA durant la même période de l’année dernière.

Une évolution qui a touché la majorité des secteurs

L’étude d’IMMAR note, d’autre part, une nette évolution du marché publicitaire en Algérie qui a touché la majorité des secteurs durant le 1er trimestre 2015. Il s’agit des secteurs des meubles et de l’ameublement qui a évolué de 444%, suivi de l’évènementiel avec 385%, des équipements électroménagers (254%), des télécommunications (89%), des boissons (76%), de l’agroalimentaire (56%), de l’entretien (26%) et des médias et production audiovisuelle (15%). Par contre, les annonces des secteurs de l’automobile et des cosmétiques et de l’hygiène ont régressé avec respectivement 27% et 42%, selon IMMAR.