Les institutions des impôts ont lancé cette semaine un événement portes ouvertes afin d’approcher le citoyen et le sensibiliser sur la fiscalité. Outre la mise en œuvre de diverses facilitations fiscales, une « réorganisation structurelle » est à observer au cours de 2016.

 

Dans une première édition, les directions des impôts de tout le territoire national ont ouvert leurs portes au public depuis hier dans une démarche communicative sur la fiscalité. Il sera question de mettre la lumière sur trois thèmes principaux, à savoir les nouvelles facilitations fiscales, les remises légales de retard, ainsi que sur ‘’le fameux’’ programme de conformité fiscale. A  Annaba, le personnel administratif de l’hôtel des impôts de la wilaya, est mobilisé pour conseiller et   « expliquer les nouvelles procédures allégées » ainsi qu’à sensibiliser les visiteurs sur l’importance et la place des recettes fiscales dans le budget de l’Etat », explique M. Youcef Belouar, inspecteur central des impôts.
Modernisation de l’administration fiscale 

« A  travers ces journées nous voulons amener le citoyen à faire preuve de civisme fiscal et accomplir un acte citoyen par le payement des impôts », explique M. Hocine Messikh, Directeur des impôts de la wilaya d’Annaba.
Ce responsable explique à Maghreb Emergent qu’en matière de modernisation, l’institution fiscale connaitra une réorganisation à travers une « stratégie globale basées sur  trois (3) axes ».  Il est à noter que dans le cadre de cette stratégie, il est prévu la création de trois « directions de gestion des grandes entreprises étrangères et des projets dépassant les 10 milliards de centimes » au niveau d’Alger, Oran et Constantine. Au niveau des wilayas, il est prévu une mise en place de « centres d’impôts ». Cette réorganisation structurelle aboutira également  à la mise en place d’administrations « chargées de la gestion des dossiers des personnes soumis au régime du forfait », souligne-t-il.

La conformité fiscale volontaire, « un défi culturel »

L’initiative de bancarisation de l’argent du secteur informel, lancée par le gouvernement Sellal depuis la fin de l’année 2015 ne semble pas prendre effet au niveau de cette wilaya. « C’est un problème de confiance ! » estime un fonctionnaire des impôts. « Nous expliquons aux personnes concernées, tout ce que cette conformité fiscale peut contenir comme avantages, mais beaucoup n’adhère pas» regrette-t-il. « Il y a un travail à faire sur le plan communicatif. C’est même un défi culturel », estime Mme Griene, inspectrice aux impôts, s’exprimant au sujet de l’attractivité de la conformité fiscale volontaire.