Officiellement, les énergies renouvelables sont considérées par le gouvernement algérien comme une priorité nationale.

 

Les investissements dans le domaine des énergies renouvelables en Algérie sont « marginaux ».  C’est ce qu’ont déclaré plusieurs experts réunis à l’occasion du premier Congrès international sur les énergies renouvelables, la sécurité énergétique et la sécurité alimentaire organisé, à Alger, du 1er au 3 avril courant.

Lors de son intervention, Aicha Adamou, experte auprès de l’Union européenne a estimé que les investissements consentis en Algérie pour le développement des énergies renouvelables sont minimes au regard du potentiel du pays dans ce domaine, tout en rappelant que de nombreux autres pays mettent les bouchées doubles pour développer ces énergies.

De son côté, Messaoud Boumaour, chercheur au Centre de recherche en technologie des semi-conducteurs (CRTSE) a considéré qu’il était urgent, pour l’Algérie, de tirer profit de son potentiel dans le domaine des énergies renouvelable signalant que le pays figure en bonne position parmi les pays les mieux lotis dans ce domaine.

Azzedine Belkacem, ex-responsable au ministère de l’Intérieur, chargé des collectivités locales a assuré qu’il ne peut y avoir de transition énergétique sans la valorisation des ressources locales, considérant qu’une gestion centralisée des ressources énergétiques n’était la meilleure solution.

Il y a de lieu de signaler que les énergies renouvelables sont officiellement considérées par le gouvernement algérien comme une priorité nationale depuis l’année 2015. Malgré cela très peu de choses ont été faites dans ce domaine.