La énième réorganisation de l’industrie publique sera-t-elle la bonne ?

Après que les plans de développement de ces groupes, nés de la restructuration du secteur public marchand industriel en février dernier, seront avalisés par le CPE, les 12 groupes pourront signer leurs contrats de performances et seront « réellement opérationnels », a indiqué le ministre lors d’un point de presse à l’issue d’une réunion de travail avec les managers de ces groupes.

Les plans d’actions des douze (12) nouveaux groupes industriels devront être soumis à l’examen du Conseil des participations de l’Etat (CPE) avant fin juin prochain, a indiqué, jeudi à Alger, le ministre de l’Industrie et des mines, Abdesselam Bouchouareb.

Après que les plans de développement de ces groupes, nés de la restructuration du secteur public marchand industriel en février dernier, seront avalisés par le CPE, les 12 groupes pourront signer leurs contrats de performances et seront « réellement opérationnels », a indiqué le ministre lors d’un point de presse à l’issue d’une réunion de travail avec les managers de ces groupes.

Cette rencontre a été consacrée au lancement de la deuxième étape de la réorganisation du secteur public marchand, à travers l’élaboration des « feuilles de route » des groupes, qui seront évaluées d’ici la fin mai prochain. A ce propos, M. Bouchouareb a considéré que l’installation de ces groupes avait été, certes, une étape importante dans le processus de restructuration du secteur public industriel, mais que beaucoup reste à faire.

Gérer et assumer

S’adressant aux nouveaux dirigeants de ces groupes, il a insisté sur l’obligation du résultat des missions qui leur sont confiées en tant que gestionnaires, mais tout en se focalisant également sur la libération des initiatives des cadres et des équipes managériales. « Vous devrez gérer, faire des choix et assumer. Je ne veux pas que nous nous retrouverons dans la même situation où nous étions et où la même personne décide, exécute et contrôle », a-t-il relevé, rappelant le rôle des Conseils d’administration dans la concertation et la prise de décision.

Le ministre a aussi réaffirmé le soutien de l’Etat en accompagnant les entreprises censées contribuer à la diversification de l’économie dans une conjoncture marquée par la baisse des cours mondiaux du pétrole. Rappelant que l’Etat avait consacré, en 2010, une enveloppe financière de 12 milliards de dollars pour le développement des entreprises publiques et dont 30% seulement ont été consommés, le ministre a fait savoir que le montant restant sera affecté aux nouveaux groupes.

Interrogé par la presse sur le sort des groupes qui n’auront pas atteint les objectifs assignés, le ministre a averti que leurs managers seront alors remplacés.

Code des marchés publics : révision en fonction des besoins du marché

Pour ce qui concerne une éventuelle révision du code des marchés publics, il a évoqué la possibilité de modifier certains articles de ce texte en fonction des situations et des besoins du marché.

Douze groupes industriels avaient été mis en place, en février dernier, dans le cadre de la réorganisation et de la relance du Secteur public marchand industriel (SPMI). Ces entités, créées à partir des 14 Sociétés de gestion des participations de l’Etat (SGP), se composent de sept (7) groupes nouvellement créés et de cinq (5) autres déjà existants.

Les 7 nouveaux portent sur les filières, respectivement, de l’agro-industrie, des industries chimiques, des équipements électriques, électrodomestiques et électroniques, des industries locales, de la mécanique, des industries  métallurgiques et sidérurgiques et des textiles et cuirs.

Quant aux 5 groupes déjà existants, il s’agit de la société nationale des véhicules industriels (Snvi), du groupe industriel des ciments d’Algérie (Gica), du groupe pharmaceutique Saidal, de la société nationale des tabacs et allumettes (Snta) et de Manadjim Aldjazair (Manal).

Inscrit dans le Plan d’action du gouvernement, le nouveau schéma devra permettre au SPMI de jouer un rôle de moteur de croissance et de densification des activités industrielles à même de substituer à l’importation.