Selon l’expert, Abdelkrim Chenak, il existe un  sérieux problème de coordination entre les différents secteurs concernés par les projets pilotes.

Le manque de coordination entre les ministères bloque le passage à l’application des projets pilotes d’efficacité énergétique au niveau des habitations, a indiqué le Dr Abdelkrim Chenak, chercheur au niveau du Centre de développement des énergies renouvelables (CDER).

Participant à une conférence organisée ce lundi à Alger par la Chambre algéro-allemande de Commerce et d’Industrie (AHK Algérie) sous le thème « énergies renouvelables et efficacité énergétique dans l’industrie et l’agriculture », Dr. Chenak a déploré la stagnation des projets pilotes d’efficacité énergétique au stade de la recherche.

« De nombreux projets pilotes ont prouvé leur efficacité, mais le passage à la généralisation de ces projets n’a pas été effectuée », déplore le conférencier en ajoutant que « c’est à ce niveau qu’il faudrait se poser un ensemble de questions pour capitaliser tous les travaux qui se font au niveau du centre de recherche et qui n’ont pas connu de suite ».

Le Dr Chenak, a expliqué qu’il était entendu au début de ces projets pilotes d’aller vers leur application sur le terrain avec l’accord de tous les secteurs concernés, notamment le ministère d’Energie et celui de l’Habitat. « Mais c’est resté uniquement au stade de la recherche et ce sera pareil pour les prochains projets pilotes », a-t-il affirmé.

Pour le chercheur du CDER, il y a un manque de coordination  entre les différents secteurs qui interviennent dans les projets d’énergies renouvelables et d’efficacité énergétiques. « Il suffit qu’un secteur ne réponde pas ou ne suive pas le développement de ces projets pour que tout le programme soit au ralentie », a-t-il souligné.

Sur un autre volet, Dr. Chenak a évoqué la non-application de la réglementation relative à l’efficacité énergétique au niveau des nouvelles constructions. « Une réglementation qui existe pourtant depuis plus de dix ans », a-t-il signalé.

Pour le conférencier, cette non-application est due à l’absence d’un organisme de contrôle.  Selon lui, l’application de la réglementation permettra de contribuer à réduire la forte consommation d’énergie dans le bâtiment, qui consomme à lui seul 40% de l’ensemble de l’énergie consommée dans le pays.