L’administration douanière, a assuré le directeur des Relations publiques et de l’information auprès de la Direction générale des douanes (DGD), Djamel Brika, compte renforcer les contrôles afin que les produits suspendus d’importation ne pénètrent pas sur le marché et que « de nouvelles chances » soient offertes à l’investissements productif ».

 

 

Les recettes douanières réalisées en 2017 ont atteint 1.005 milliards (mds) de DA, en hausse de 2,5% par rapport à 2016, a indiqué mercredi à Alger le Directeur des relations publiques et de l’information auprès de la Direction générale des douanes (DGD), Djamel Brika.

C’est une performance pour l’administration des Douanes vue la baisse des importations. C’est grâce aux efforts consentis par les services des Douanes en matière de contrôle que nous avons pu réaliser cette progression, a-t-il déclaré en réponse à la presse lors du Forum du quotidien francophone El-Moudjahid, consacré à  l’histoire des Douanes .

Interrogé sur le manque à gagner qu’engendrerait la suspension de l’importation de 851 produits, le responsable a reconnu que la DGD n’a pas procédé à une évaluation de cet impact.

Mais cette mesure « ne va pas forcément engendrer un manque à gagner puisqu’elle porte sur des produits destinés à la consommation. L’interdiction de leur importation pourrait pousser les opérateurs à s’orienter vers l’importation des matières premières et vers les créneaux productifs », a-t-il relativisé.

Il a avancé que l’administration douanière comptait « renforcer son contrôle pour faire en sorte que les produits suspendus ne pénètrent pas sur le marché afin d’ouvrir de nouvelles chances d’investissement pour les opérateurs qui voudraient s’investir dans les matières premières surtout « .

Evoquant le nouveau système d’information, qui sera mis en place par la DGD avant la fin de l’année en cours, il a assuré que l’administration douanière a déjà envisagé la dématérialisation de certaines procédures comme la déclaration en douane.

Il a rappelé que ce système d’information allait surtout permettre à la Douane d’améliorer ses opérations de contrôle. « Le contrôle douanier, l’ouverture des conteneurs par exemple, ne se fera plus de manière systématique mais sera bien ciblé grâce à l’introduction de la déclaration électronique», a-t-il prédit.