D’après lui, si les choses ne changent pas, les réserves de change seront de zéro à l’horizon 2023. « A ce moment-là, le pays sera dans une réelle situation de crise », a-t-il soutenu.

Le professeur Lamiri a indiqué, concernant les restrictions décidées par le gouvernement, qu’elles « causent des problèmes à notre économie ». Si on compare la stratégie adoptée par l’Algérie à celle de l’Inde les différences sont bien apparentes. « Durant les années 90, l’Inde avait les pires infrastructures au monde, alors que l’Algérie en avait les meilleures. Par contre, l’Inde a orienté 80% de ses ressources vers le développement des cerveaux humains et la recherche scientifique(…), ce qui leur permet maintenant d’exporter pour 20 milliards de dollars des services informatiques ».

Pendant ce temps-là, « l’Algérie a choisi de développer les infrastructures, alors que dans tous les classements internationaux, l’Algérie est faible en matière de management d’institution et d’entreprise, en éducation et en recherche », regrette le professeur.