« Nous devons, à l’inverse, nous doter de moyens nationaux reconnus et accrédités pour pouvoir contrôler ce que nous importons », assure le DG d’Algerac.


« Tous les acteurs de la production nationale viendront un jour frapper à la porte d’Algerac (organisme algérien d’accréditation) », a indiqué, à Maghreb Emergent, son, Directeur Général, M Boudissa.

 « Ils seront contraints de  passer par un organisme d’inspection et de disposer d’une norme spécifique à eux. Ils solliciteront un jour ou l’autre nos services pour avoir cette reconnaissance et un agrément pour travailler pour les constructeurs automobiles qui s’installent en Algérie», poursuit le même responsable qui affirme qu’Algerac est incontournable pour accompagner les entreprises algériennes dans leurs opérations d’export.
« Nulle entreprise ne peut prétendre à l’export sans disposer de ce que l’on appelle un certificat de conformité ou d’accréditation. Ceci est particulièrement valable pour la certification produit», ajoute M Boudissa qui rappelle qu’il s’agit là de documents exigés par tous les pays vers lesquels un exportateur veut expédier ses biens manufacturés.

Il estime, néanmoins, que l’Algérie n’est pas suffisamment outillée pour contrôler tout ce qu’elle importe.  « Nous devons, à l’inverse, nous doter de moyens nationaux reconnus et accrédités pour pouvoir contrôler ce que nous importons de l’étranger. Nous n’avons pas suffisamment de structures habilitées et compétentes pour pouvoir faire ce travail et c’est là aussi que nous comptons participer à l’effort national de consolidation du dispositif de contrôle», précise-t-il.

Lors de la célébration de la journée internationale de l’accréditation, M Boudissa, avait rappelé que le chantier de l’accréditation demeurait immense en Algérie.  « Bien que beaucoup reste à faire, j’estime que ce qui se fait actuellement en Algérie est très encourageant. Il y a une adhésion et une prise de conscience de l’importance de l’accréditation. Nous lançons un appel aux pouvoirs publics pour que cette activité soit réglementée, légiférée et que les cahiers des charges sur les appels d’offres tiennent compte de cet aspect, car c’est de la sorte qu’une meilleure adhésion sera observée dans ce domaine. Les demandes arriveront en masse et il appartient à Algerac de s’organiser pour les accueillir», avait alors souligné M Boudissa.