Photo: Lynda Abdou pour Maghreb Émergent

L’opposition politique et les organisations autonomes de la société civile préparent la riposte à la détermination du pouvoir d’imposer sa feuille de route de sortie de crise.

Des partis politiques, des associations indépendantes, des syndicats autonomes, des oulémas et des personnalités nationales travaillent d’arrache-pied ces derniers jours pour unifier toutes les initiatives politiques de sortie de crise et dégager un consensus sur la démarche à suivre pour faire entendre leurs voix auprès des décideurs.

Du côté de la société civile, un travail de fourmi est en cours pour réussir la rencontre du samedi prochain, qui regroupera les trois dynamiques de la société civile. En tout, ils seront plus de 80 entre associations, syndicats et collectifs qui se réuniront pour dégager une feuille de route qui retient les grands principes d’une transition dirigée par des personnalités consensuelles et les conditions du retour à un processus électoral. Pour le nombre de participants, les initiateurs de la rencontre prévoit un minimum de 300 personnes.

Les partis politiques poursuivant de leur part, les contacts et les concertations en vue d’unifier la voix de l’opposition. En effet, le Front des forces socialistes (FFS), multiplie depuis quelques semaines, les rencontres avec les acteurs de la société civile et de la scène politique nationale pour préparer le terrain à la conférence de concertation politique prévue cet été. Dans ce cadre, une délégation du FFS a rencontré mardi, le président du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), au siège de ce dernier.

En plus de l’initiative du FFS, les Forces du changement pour le triomphe du choix du peuple qui compte plusieurs formations politiques de l’opposition préparent une conférence nationale élargie. Des personnalités nationales connues de la scène, des partis politiques de l’opposition, des organisations de la société civile y seront invités. Parmi les personnalités à inviter figurent Ali Yahia Abdenour, Ahmed Benbitour, Ahmed Taleb Ibrahimi, Rachid Benyelles, Mustapha Bouchachi et autres. Des contacts sont en cours pour convaincre le FFS et le RCD de rejoindre cette initiative.

Avec ces initiatives, le pouvoir, à sa tête, le chef de l’Etat-major de l’ANP, Ahmed Gaid Salah aura du mal à faire passer sa feuille de route qui écarte le recours à toute période de transition ou élection d’une assemblée constituante. L’organisation d’une élection présidentielle sans changement de loi et de gouvernement comme le veut le commandement de l’Armée ne sera pas une tâche facile.