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« Les chiffres fournis par l’ANDI sont plausibles. Toutefois, il ne s’agit là que d’intentions d’investissement», estime un expert.
L’Agence nationale de développement de l’investissement (Andi) a enregistré pas moins de 17,16 milliards de dollars de déclarations d’investissement en 2017. Parmi ces 17.16 milliards de dollars, qui représentent 1905 milliards de dinars, 2,44 milliards de dollars de déclarations d’investissements, soit 271 milliards de dinars, se feront dans le cadre de partenariats avec des étrangers. « Le nombre des investissements nationaux et étrangers enregistrés auprès de l’Agence nationale de développement de l’investissement (ANDI) a atteint 5057 projets en2017 pour un montant de 1.905 Milliards DA (équivalent de 17,16 Milliards USD) générant 167.618 postes d’emplois », explique un communiqué du ministère de l’Industrie et des Mines. La même source indique que les déclarations d’investissement concernent en grande majorité les grands projets notamment ceux dont les montants sont supérieurs à 500 millions de dinars et qui représentent plus de 76 % des déclarations. Quant à la répartition par secteurs, c’est l’industrie qui accapare le plus d’investissements avec 2.564 projets pour un montant de 1.103 milliards de DA. Vient en deuxième position l’agroalimentaire qui attire 716 projets pour un montant de 199 milliards de DA, suivi de la filière chimie, plastique, caoutchouc (635 projets pour 221 milliards de DA) et la sidérurgie (463 projets pour 448 milliards de DA). Du côté des IDE, on comptabilise pas moins de 116 projets pour un montant de 271 milliards DA, soit 2,44 Milliards USD.
Toutefois, les experts et économistes que nous avons contacté pour commenter ces chiffres restent sceptiques en parlant davantage « d’intention d’investissement » que de « projets concrets à mettre en place ». « Les chiffres fournis par l’ANDI sont plausibles. Toutefois, il ne s’agit là que d’intentions d’investissement. Le ministère de l’Industrie n’a pas décliné l’agenda de mise en place de ces projets qui restent, au stade actuel, « virtuels », nous explique un économiste ayant pendant longtemps exercé comme conseiller auprès du gouvernement. Pour comprendre si ces déclarations d’investissement dont parle l’ANDI vont se concrétiser ou si elles resteront juste des intentions et savoir comment, quand et dans quelles conditions les investissements en question vont se mettre en place, nous avons tenté de contacter le service de promotion des Investissement du ministère de l’Industrie et des Mines, mais tous nos appels se sont soldés par des échecs.