Des centaines de milliers Algériens voire plus ont brisé hier vendredi, le mur de la peur et des interdits en descendant dans les rues des villes pour dire non au projet du 5è mandat et exigeant le départ du pouvoir actuel. C’est un véritable tsunami populaire qui a inondé aussi bien les grandes villes que les petites localités du pays.  

Ils ont démarré des mosquées, des placettes publiques et des quartiers populaires avec deux mots d’ordre à savoir le refus du projet du 5è mandat pour le président de la République et le rejet du système en place. Des mots d’ordre respectés à la lettre par les manifestants qui ont fait preuve d’une maturité politique exemplaire.

Les rues des villes comme Alger, Constantine, Oum El Bouaghi, Batna, Bejaia, Annaba, Guelma, Blida, Skikda, Khenchela, Bourdj Bou Arriridj et Bouira n’ont pas pu contenir les foules hostiles au 5è mandat.

La contestation a gagné même des petites communes et des villages de l’intérieur du pays.

Hormis quelques petits incidents enregistrés à Alger et à Akbou dans la wilaya de Bejaia, les manifestations se sont déroulées dans le calme.

C’est la première fois, depuis l’indépendance qu’autant d’Algériens sortent dans les rues pour exprimer une revendication d’ordre politique. L’étiquette idéologique a été mise de côté par les manifestants. En effet, islamistes, démocrates, socialistes et libéraux ont tous marché ensemble dans la rue et exprimé les mêmes revendications.

Les portraits de Bouteflika arrachés du passage

En marchant dans les rues, les manifestants ont arraché les portraits du président de la République installés un peu partout dans les rues des villes du pays. Des vidéos postées sur les réseaux sociaux nous montrent des jeunes à Alger, à Annaba, à Adrar et ailleurs arrachent les portraits du président et les déchirent publiquement. Ailleurs, ce sont les devantures des locaux des partis au pouvoir comme le FLN et le RND qui ont été couvertes de graffitis ou bien lavées de tout marquage appartenant au parti ou au président?