Rien ne va plus à la zone industrielle de Rouiba. De violentes émeutes ont éclaté, ce 1er décembre entre les travailleurs de la SNVI (ex-Sonacome) et les forces de l’ordre. Un climat insurrectionnel qui n’est pas sans rappeler une manifestation semblable un certain 5 octobre.

 

La route reliant Rouiba à Alger est bloquée depuis la matinée par les travailleurs. Ces derniers ont recouru à cette action dès le début de matinée pour dénoncer le retard enregistré pour le versement du salaire du mois de novembre. « D’habitude on perçoit notre paie le 25 du mois. Cette fois, on a fait plusieurs allers-retours à la poste, on n’a rien trouvé dans nos comptes », s’indigne un employé.

Après l’adoption, de la loi de finance 2016, le problème des salaires met en éveil les soupçons des travailleurs. « Ce qui s’est passé hier à l’APN en est pour quelque chose. Nous à la SNVI, on sait très bien qu’il y a des ministres qui veulent saboter la SNVI afin de la privatiser à l’avenir », soupçonne-il.

D’autres ont affirmé à la presse nationale sur les lieux, que ce problème des salaires n’est que la goutte qui a fait déborder le vase. Les travailleurs de SNVI souligne que l’entreprise, traverse une période très difficile depuis plus d’un an à cause de l’arrêt de la production depuis plus de 18 mois et le blocage du plan d’investissement.

La tension et les affrontements entre les employés de l’entreprise et les forces de l’ordre se sont calmées. Selon certains médias, il y’aurait plus près de vingtaine d’arrestations.

Soutiens inconditionnels du PT et du PST

Le Parti des travailleurs comme le Parti socialiste algériens ont d’ores et déjà annoncé leur soutien totale aux travailleurs.

Dans un communiqué rendu public aujourd’hui, le PST « exprime sa totale solidarité avec Les travailleurs de la Société nationale des véhicules industriels (SNVI) réprimés aujourd’hui au sein même de l’entreprise ».

Le communiqué du PST note aussi « Une dizaine de travailleurs et de syndicalistes ont été arrêtés, leurs seuls torts c’est de défendre l’outil de production national des mains de forces prédatrices. Des travailleurs qui revendiquent la suppression de l’article 66 de la loi de finance 2016. Un article qui stipule que toutes entreprises publiques qui réalisent des opérations de partenariat doivent ouvrir leur capital à l’actionnariat national résidant ».

De son côté le député du PT Ramdane Taazibt en assurant les travailleurs de la SNVI de son soutien le plus totale précise que « la violence de la Loi de finance 2016, le coup de force à l’assemblée, la violence des déclarations du ministre du Travail qui parle d’un million de travailleurs en plus dans la fonction publique sont une déclaration de guerre ! ».