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D’après Hamani certains producteurs de boissons qui activent dans l’informel arrivent à exporter leurs produits vers un certain nombre de pays.

« Pour une meilleure organisation de la filière boisson, il est indispensable de mettre en place un certain nombre de normes ». C’est la proposition faite par le président de l’Association des producteurs algériens de Boissons (APAB),  Ali Hamani  lors de son passage sur ‘’Radio M’’ .

A ce propos, Hamani a indiqué que tout un travail, autour des normes à respecter dans cette filière, a été réalisé avec des experts de l’association, en collaboration avec le ministère du Commerce et celui de la Santé. « Un dossier technique a été remis au ministère de l’Industrie et nous attendons sa signature depuis presque deux ans », a-t-il avancé.

Le président de l’Apab a profité de son passage sur Radio M, pour lancer un appel au ministère de l’Industrie pour appliquer le Règlement technique algérien (RTA), relatif aux jus, aux nectars, aux boissons fruitées et aux jus de légumes.

Ce règlement, ajoute Hamani, va gérer toute la production de la filière et mettra de l’ordre en matière de dénomination des produits, des matières utilisées pour la production de toutes sortes de boissons ainsi que le respect du taux de sucre contenu dans les boissons.

Au sujet de l’institution d’un droit additionnel provisoire de sauvegarde (DAPS), applicable aux marchandises importées et qui vise essentiellement à protéger la production nationale, Hamani a exprimé sa crainte contre une réciprocité de la part des pays destinataires des exportations algériennes du secteur des boissons. « Pourquoi imposer un droit additionnel sur un produit qui n’est pas concurrentiel ?», s’est-il interrogé.

Il affirme, dans ce sens, que le faible taux des exportations, qui représente seulement 2% contre  98% de la production locale des boissons, « n’est pas un enjeu qui justifierait un droit additionnel ». Par contre, il affirme que « si on avait mis un certain nombre de normes de qualité des produits, la part du marché de l’importation serait déjà absorbée par la production nationale ».

Il ajoute dans ce sens que la boisson algérienne est déjà exportée et marque sa présence dans plusieurs marchés, notamment la Tunisie la Libye et même en Europe, le Canada, ainsi que dans certains pays du Moyen-Orient. « Ceci est une preuve que le produit algérien est de qualité et respecte aussi les normes de concurrence dans les pays où il est exporté », a fait savoir le président de l’Apab.

Des acteurs de l’informel parviennent à exporter leurs produits

D’autre part, Hamani a révélé que certains producteurs qui activent dans l’informel arrivent à exporter leurs produits. Il explique qu’il s’agit de quelques commerçants qui regroupent un certain nombre de produits et qui les exportent. A ce propos, le président de l’association évoque la nécessité d’organiser ce marché parallèle et aider les acteurs qui activent dans le circuit informel à contribuer à la relance de l’économie nationale.

Par ailleurs, en ce qui concerne la revendication de l’association au sujet de la suppression de la taxe sur l’activité professionnelle (TAP), Hamani dira que son association  a organisé des rencontres avec certains grossistes et détaillants pour discuter de la question. Ces rencontres ont abouti à plusieurs propositions en matière de fiscalité mais aussi en ce qui concerne l’organisation de marché de distribution. A ce sujet, il a parlé d’une volonté de créer des bases logistiques pour la distribution des produits sur l’ensemble du territoire national. « Cette organisation de la distribution peut se faire avec le financement même des entreprises, sans avoir recours au financement public », a-t-il précisé.