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L’institutionnalisation des bonnes pratiques locales, l’opérationnalisation des formations et la démassification des universités sont des éléments parmi d’autres pour faciliter l’insertion professionnelle des diplômés.

Les matinales du Cercle d’Action et de Réflexion autour de l’Entreprise (Care) se sont penchées aujourd’hui sur la question de « l’employabilité et la performance économique et sociale dans un monde en transformation ». Selon les organisateurs de cette rencontre, le développement de l’employabilité permet sur le court terme la création d’un avantage concurrentiel, l’amélioration de la performance économique et contribue à un meilleur climat social.

A long terme, le développement de l’employabilité permet à l’entreprise de préparer les compétences dont elle aura besoin dans l’avenir. Toutefois, rien ne peut se faire sans l’appui de l’Etat car, sur le terrain, bien des obstacles, différents d’un contexte à un autre certes,  rendent le problème complexe et, parfois, très difficile à résoudre.

En effet, selon M.Galas, expert en la matière, la question de l’employabilité se pose dans le cadre d’un environnement global et c’est cet environnement qu’il s’agit de réformer. Pour ce faire, il a plaidé notamment pour « l’opérationnalisation des formations académiques ». Or, selon lui, « opérationnaliser, c’est intervenir au niveau institutionnel, ce qui implique une adaptation de l’architecture des institutions aux besoins du marché». Il a en outre plaidé pour la démassification des universités.

« Il n’est pas possible qu’une entreprise recrute 40 000 personnes.  Les université doivent s’adapter en termes de qualité mais aussi en terme de quantité aux besoin du marché de l’emploi », a-t-il indiqué en recommandant aussi l’institutionnalisation des bonnes pratiques locales existantes. M. M’hamed Kouidmi, également expert en formation, a insisté sur l’importance de promouvoir la culture de la réussite et de l’initiative et de s’appuyer sur l’importance de s’arrimer aux mutations technologiques qui s’opère dans le monde. Toutefois, selon lui, rien ne peut se faire sans l’appui de l’Etat puisque c’est lui qui fixe le cap.

Quant à M. Agustin Rodriguez, expert auprès de l’Union Européenne chargé du suivi du projet Afek qui vise l’aide à l’insertion professionnelle des jeunes diplômés, il estime que la culture entrepreneuriale ne suffit pas. « L’entreprenariat ne peut être qu’une solution partielle au problème de l’employabilité », affirme-t-il.