Image : Sid Walinès

Amnesty International a réagi à la condamnation de Karim Tabbou à un an de prison ferme par la Cour d’Alger. L’ONG demande l’annulation de la condamnation et la libération immédiate du détenu condamné pour « des accusations montées toutes pièces ».  

« La cour d’appel d’Alger a condamné, aujourd’hui, Karim Tabbou, un leader politique de l’opposition, à une peine d’un an de prison ferme et une amende de 50 000 dinars algériens (environ 405 USD) pour des accusations forgées de toutes pièces relatives à l’incitation à la violence et à l’atteinte à la sécurité nationale» suite à ses discours publiés sur la page Facebook de son parti politique, où il a critiqué pacifiquement l’implication de l’armée en politique », indique l’ONG dans un communiqué urgent.

En réponse à la décision de la cour, la directrice d’Amnesty International pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, Heba Morayef, a déclaré que la décision de justice rendue aujourd’hui envoie un message effrayant aux manifestants, y compris aux militants politiques et autres militants de la société civile et à toute personne qui ose s’opposer ou critiquer le gouvernement.

« Karim n’aurait jamais dû être inculpé en premier lieu simplement pour avoir exprimé des opinions politiques pacifiques et les autorités doivent le libérer immédiatement et sans condition », estime la même source.

Elle joute : « Au lieu de persécuter les voix critiques et les personnes qui s’expriment librement et courageusement, les autorités algériennes doivent immédiatement annuler la condamnation de Karim Tabbou et abandonner toutes les charges retenues contre lui ».

Les autorités algériennes doivent, d’après Amnesty, libérer tous ceux et celles qui sont emprisonnés uniquement pour avoir exercé leur droit à la liberté d’expression et de manifestation. Elles doivent aussi considérer la libération des autres détenus – notamment ceux et celles en détention provisoire et dont la santé pourrait être en danger- et prendre les mesures nécessaires pour protéger la santé de tous les prisonniers, insiste l’ONG.