Photo siège Onu
Amnesty International recommande un meilleur respect des droits fondamentaux des citoyens algériens et des réfugiés et exige la libération des détenus d’opinion.

Dans sa communication présentée aujourd’hui au Comité des droits de l’Homme des Nations unies qui tient sa réunion demain, Amnesty International a demandé à ce que l’Algérie cesse de procéder à des arrestations arbitraires et à des renvois sommaires d’étrangers en dehors de toute procédure légale. Amnesty a également appelé à ce que l’Algérie modifie « les lois qui restreignent indûment les droits à la liberté d’expression, de réunion pacifique, de religion et d’association ».

Plus concrètement, cette ONG a exhorté les autorité algériennes à engager des réformes à même de garantir un meilleur respect des droits humains à travers notamment,  « la modification de l’article 144 du Code pénal qui punit l’« outrage » envers des représentants de l’État, l’article 144 bis 2 qui punit quiconque « offense le prophète » et l’article 146 qui punit la « diffamation envers les institutions publiques ».

Il est aussi nécessaire, estime la même ONG, de « modifier les articles 97 et 98 du Code pénal, ainsi que les articles 15, 17, 19 et 23 de la Loi n° 89-28 relative aux réunions et manifestations publiques, comme modifiée par la loi n° 91-19, en vue de supprimer l’interdiction des attroupements non armés non autorisés et de remplacer la condition d’autorisation préalable figurant dans ces articles par une condition de notification préalable ».

Amensty International a, par ailleurs, à l’occasion de cette communication, exigé « la libération immédiate et sans condition de tous les prisonniers détenus uniquement pour avoir exercé pacifiquement leurs droits fondamentaux, notamment leurs droits à la liberté d’expression et de réunion ».