Larbi Ouanoughi, P-DG de l’ANEP (A gauche de l’image) et Amar Belhimer, ministre de la Commuunication Au centre).

Changement surprise à la tête de l’ANEP. Larbi Ounoughi DG de l’agence nationale pour l’édition et la publicité depuis avril a été remercié dimanche et remplacé par Adel Kansous, a annoncé le ministère de la communication sans plus de précisions.

L’ancien journaliste au caractère bien trempé avait été choisi par le Gouvernement pour mettre de l’ordre dans le nerf de la guerre de la presse : la publicité. 

A son arrivée à la tête de l’ANEP, celui qu’on présentait comme un « journaliste rebelle » et qui avait dirigé les quotidiens arabophones El Nasr et El Massa avait dressé un état calamiteux de la publicité dans les médias, en Algérie. « Elle était dirigée par une mafia », avait-il déclaré. 

Comment expliquer ce départ ? 

La liberté de parole du patron de l’ANEP posait problème au Gouvernement, au moment où il cherchait à retisser le lien avec une partie des médias qu’il avait auparavant pointés du doigt.

D’autant que lors d’un entretien aux quotidiens El Watan et El Khabar, M. Ounoughi n’avait pas hésité à mettre les pieds dans le plat en révélant à l’opinion publique les grandes magouilles qui entouraient la gestion de l’Agence nationale de la publicité ANEP en dévoilant une gestion catastrophique et opaque durant plusieurs années, engendrant un montant de créances de 5000 milliards de centimes non recouvrables et 4300 milliards de centimes du reste à recouvrer.

Il avait fait endosser la responsabilité de cette gestion calamiteuse aux anciens directeurs qui ont défilé à la tête de l’Agence, et qu’il accuse de « travailler que pour leur compte, leur clique et ceux qui les ont placés».