M Slim Othmani a alors expressément appelé à ce que ce DSP fasse son mea-culpa en public et via les médias qui ont distillé ses dires calomnieux. « Au cas contraire l’APAB l’estera en justice » a-t-il poursuivi en signalant que ce précédent renseigne sur une tendance de la société à devenir crédule et sombrer dans les méandres du charlatanisme. 

C’est le branle bas de combat à l’APAB (Association des producteurs algériens de boissons) Les producteurs affiliés à cette organisation patronale montent au créneau et qualifient les dernières déclarations du Directeur de la santé de la wilaya de Djelfa relatives aux additifs alimentaires, d’assertions abjectes et à la limite de l’ignorance et de la bêtise. « Suite à la parution de plusieurs communiqués de presse relayant des notes diffusées par certaines directions de santé de wilayas, dont le contenu pour le moins infondé et exceptionnellement nuisible, l’APAB, condamne fermement toute allégation ou déclaration d’un tel niveau de gravité qui ne soit officiellement diffusé par les instances habilitées en la matière. Ces fausses alertes relatives à l’utilisation de certains additifs alimentaires dont : E211, E330, E171, E102, E307, E325 n’ont aucun fondement technique et ne présentent aucun argument qui puisse être pris en compte. Elles ne sont basées que sur l’avis d’un technicien tunisien spécialiste de l’OMS dont la légitimité sur ce dossier est plus que compromise. Un avis plutôt tendancieux relayé dans certains journaux tunisiens qui n’auraient pour but que de nuire ouvertement à la réputation des opérateurs nationaux algériens et à notre production nationale. Dans ces notes, nous citons : « Suite aux informations obtenues auprès des services de sûreté de wilaya, un médecin tunisien (.. ?) Conseiller à l’OMS, a mis en garde contre le danger des produits alimentaires contenant des composants cancérigènes qui détruisent les cellules immunitaires chez l’homme avec perte de mémoire ainsi qu’une crampe-convulsion chez les enfants et les femmes… » A signalé ce mercredi au le Président de l’APAB M Ali Hamani qui a expliqué qu’il s’agit d’une pure campagne acharnée pour détruire le produit algérien qui s’exporte. M Slim Athmani, patron de Nca Rouiba, a par contre écarté la théorie du complot et autre main étrangère dans cette affaire. Il a alors assimilé les assertions du DSP de Djelfa de « fruit de l’incompétence » « C’est un acte de bêtise, d’ignorance et d’incompétence. Nous avons de la pitié pour ce Monsieur. » A-t-il dit tout en ajoutant que les autorités sanitaires du pays devraient s’interroger sur le degré de compétence de ce Monsieur. M Slim Othmani a alors expressément appelé à ce que ce DSP fasse son mea culpa en public et via les médias qui ont distillé ses dires calomnieux. « Au cas contraire l’APAB le trainera dans les tribunaux. » a-t-il poursuivi en signalant que ce précédent renseigne sur une tendance de la société à devenir crédule et sombrer dans les méandres du charlatanisme. Il faut se ressaisir reprenons la main face à ce fléau que relaye certains médias peu scrupuleux. Ce ci est d’autant plus grave et inacceptable que l’utilisation des additifs objets de ces allégations est parfaitement légale et autorisée par la réglementation internationale régie par le Codex Alimentarus (commission mixe d’experts des Etats membres et ceux de la FAO et de l’OMS) ainsi que par la réglementation nationale. Même si toute intention de prévention est louable, nous APAB, considérons que certains directeurs exécutifs de wilayas ont fait preuve de grave légèreté dans le traitement de ces informations collectées auprès de personnes non habilitées. Ils n’ont pas tenu compte des enjeux nationaux de telles allégations ni même de la réglementation internationale qui encadre l’utilisation de tout additif alimentaire. Elles remettant en question les textes algériens, la souveraineté de nos instances nationales seules habilitées à traiter de telles problématiques mais aussi à la crédibilité de ces mêmes institutions et directions de santé qui sont censées appuyer les efforts gigantesques engagés par toutes les parties prenantes dans le but de protéger le consommateur algérien. A par encore fait savoir M Hamani qui a insisté sur l’importance de réactiver le système d’alerte national « Nous demandons l’application du Décret relatif aux alertes sanitaires » a-t-il martelé et ce afin que contrecarrer de pareilles campagnes sauvages de dénigrement et où n’importe qui peut s’ériger en expert. Dans ce dossier, les ministères du commerce et celui de la santé sont particulièrement interpellés.