Ammar Belhimer a décidé de blacklister la chaîne française M6 en Algérie. Le ministère de la Communication a annoncé lundi sa décision de “ne plus autoriser” M6 à opérer en Algérie, après la diffusion dimanche soir d’un documentaire d’une durée de 75 minutes, intitulé “Algérie, le Pays des Révoltes”, qu’il juge “portant un regard biaisé sur le Hirak”.

Selon le ministre, le documentaire en question a été réalisé par une équipe munie d’une “fausse autorisation de tournage”. Il a déclaré, en ce sens, que la rédaction de la chaîne française M6 avait introduit, le 6 mars 2020, une demande d’accréditation de presse pour les membres de l’équipe de l’émission “Enquête Exclusive”, en vue du tournage d’un documentaire sur “la valorisation de l’essor économique et touristique de la ville d’Oran, ainsi que le multiculturalisme qui fait la richesse de notre pays”. Une demande qui n’a pas été acceptée par les services des ministères de la Communication et des Affaires étrangères, a-t-il souligné

“Ce précédent nous conduit à décider de ne plus autoriser M6 à opérer en Algérie, sous quelle que forme que ce soit”, a indiqué le ministère dans un communiqué.

“Une infraction au demeurant sévèrement sanctionnée qui restera inscrite au compte indélébile de ses auteurs qui auront à répondre aux poursuites prévues par l’article 216 du Code pénal algérien pour -faux en écriture authentique ou publique-“, précise le ministère.

Selon la même source, “une journaliste franco-algérienne a assuré la réalisation du film, avec l’aide d’un “fixeur algérien”, muni “d’une fausse autorisation de tournage”. Belhimer ajoute que le présentateur producteur de l’émission “Enquête exclusive” qui a diffusé le documentaire a reconnu avoir eu recours à l’usage de caméras discrètes “avant de souligner le choix de nombreux journalistes anonymes ayant travaillé pour ce qu’il prétend être une enquête”.

Par ailleurs, Belhimer dénonce une énième tentative de déstabilisation du pays de la part des médias français, au moment ou la campagne sur le référendum pour la révision de la constitution a commencé. “Force est de constater qu’à l’approche de chaque rendez-vous électoral, crucial pour l’Algérie et son avenir, des médias français s’adonnent à la réalisation et la diffusion de reportages filmés et autres produits journalistiques, dans le vil but de tenter de démotiver le peuple algérien, notamment sa jeunesse”, dénonce le ministre.

Selon lui, les chaînes de télévision françaises exécutent un agenda bien ficelé, destiné à “fissurer la confiance indéfectible établie entre le peuple algérien et ses institutions”.

Avec APS