Selon un rapport de l’Observatoire national tunisien de l’énergie et des mines, les recettes tunisiennes générées par le passage du gaz algérien vers l’Europe ont sensiblement baissé, en raison de la Covid-19, qui a fait baisser la demande italienne.

La pandémie, qui a été particulièrement rude et meurtrière en Italie, a engendré une baisse de la demande de gaz algérien à destination de la “botte” de l’Europe et par ricochet, des recette que perçoit la Tunisie via ses droits de passage des gazoducs algériens.

Comme l’indique le dernier rapport mensuel de l’observatoire sur l’état de l’énergie en Tunisie, puisque «les achats de gaz algérien ont diminué de 6% entre les huit premiers mois de 2019 et les huit premiers mois de 2020, pour se situer au niveau de 2010.

Par ailleurs, le rapport indique que les achats italiens de gaz algérien ont diminué de façon cumulative en avril pour la première fois en 2020, en raison de l’épidémie de coronavirus.

Le document précise que « même si les quantités importées avaient précédemment augmenté, les taux ont commencé à baisser à partir de février 2020 »

Selon les détails, les achats italiens en augmentation de 12% en janvier 2020 sont passés à 10% fin février, à 5% fin mars 2020, puis ont diminué de 7% fin avril et 5%, respectivement fin mai et fin juin 2020.

La baisse s’est poursuivie à 7% fin juillet et 6% fin juillet. En plus, les achats au cours du mois d’août 2020, par rapport à août 2019, ont diminué de 4%, précise le rapport du même organisme tunisien.