Le retour de l’importation du véhicule de moins de trois ans devrait être davantage réfléchi. C’est qu’indique Abderrahmane Achaibou, patron du Groupe automobile Elsecom, sur le plateau de Radio M.

La possibilité offerte aux citoyens d’importer des véhicules d’occasion de moins de 3 de ans d’âge va être examinée par le ministère du Commerce qui en définira les modalités d’exécution. Ce à quoi répond Abderrahmane Achaibou : « le véhicule de moins de trois ans revient exactement au même prix qu’un véhicule neuf », et d’expliquer que le véhicule de moins de trois ans demeure cher en Europe et qu’il ne sera pas profitable au citoyen algérien qui devra alors s’acquitter de taxes et autres marges, alors que le transport de la voiture reviendrait à quelques 2000 euros.

Achaibou préconise alors d’aller vers des véhicules de 4, 5 ou 6 ans d’age qui coûteraient alors moins cher que le véhicule de moins de trois ans, soit 3000, 4000 ou 5000 dollars. L’invité de Radio M n’omet pas de signaler que le dinar algérien subira les frais d’une telle décision : « dans le sillage de l’application de cette mesure au profit du particulier algérien le dinar va certainement s’écrouler», estime-t-il. Et d’ajouter que cette mesure annoncée réduit implicitement le choix des modèles à introduire en Algérie, le limitant à ceux européens uniquement.

Selon lui, « ramener un modèle du japon signifiera que le prix de son transport à lui seul reviendrait au prix du véhicule lui-même », contrairement à un concessionnaire automobile agréé qui ne paye que 700 dollars pour le transport d’un véhicule provenant de Corée, les prix finaux étant alors compensées par les grosses quantités. « Importer un véhicule neuf par milliers d’unités revient nettement moins cher que de l’importer individuellement», assène Achaibou qui n’est pas contre l’existence de sociétés spécialisées dans l’importation de flottes.