La baisse actuelle des cours du brut, même si elle est importante, ne ressemble pas encore à leur effondrement en 2008.

Lors de la semaine achevée le 29 janvier, les réserves commerciales de brut ont monté de 7,8 millions de barils pour atteindre 502,7 millions de barils (MB), passant pour la première fois depuis le début de ces statistiques hebdomadaires au-dessus du seuil des 500 MB, alors que les experts n’avaient tablé que sur une progression de quatre millions de barils.

 

 

Les stocks de pétrole brut ont augmenté beaucoup plus que prévu la semaine dernière aux Etats-Unis pour atteindre un nouveau plus haut niveau depuis 1930, selon des chiffres publiés mercredi par le département américain de l’Energie (DoE).

Lors de la semaine achevée le 29 janvier, les réserves commerciales de brut ont monté de 7,8 millions de barils pour atteindre 502,7 millions de barils (MB), passant pour la première fois depuis le début de ces statistiques hebdomadaires au-dessus du seuil des 500 MB, alors que les experts n’avaient tablé que sur une progression de quatre millions de barils.

Dans un contexte de déprime du marché lié aux excédents, les chiffres officiels du gouvernement américain sont également bien plus importantes que les estimations de la fédération professionnelle American Petroleum Institute (API), qui avait prédit la veille une augmentation limitée à 3,8 millions de barils des stocks de brut.

Comme à plusieurs reprises en 2015, les réserves de brut remontent à un niveau jamais observé depuis le début des statistiques hebdomadaires du DoE, en 1982.

En ce qui concerne les statistiques mensuelles, il faut revenir à 1930 pour retrouver un niveau supérieur, à plus de 500 millions de barils. Les stocks avaient connu un pic en octobre 1929 à 545,186 millions de barils.

Les stocks d’essence ont de leur côté avancé de 5,9 millions de barils, plus que la hausse de 2,5 millions prévue par les experts, mais un peu moins que la progression de 6,6 millions annoncée par l’API.

En revanche, les réserves de produits distillés (gazole, fioul de chauffage, kérosène, etc.), ont baissé de 800.000 barils. C’est moins que le déclin de 1,5 million qu’avaient estimé les experts, mais cela déjoue les prédictions de l’API qui avait tablé sur une augmentation de 400.000 barils.

Vers 15H45 GMT, le cours du baril de « light sweet crude » (WTI) pour livraison en mars confirmait sa hausse, faisant oublier une brève incursion dans le rouge dans les toutes premières minutes suivant les chiffres du DoE. Il gagnait 60 cents à 30,48 dollars.