Dans cet entretien, Akli Ben Hocine, responsable technique et coorganisateur du salon de l’électricité et des énergies renouvelables SEER, nous parle de cette manifestation.

Maghreb Emergent : Comme est venue l’idée d’organiser un salon pour les professionnels de l’électricité et des énergies renouvelables ?

Akli Ben Hocine: Je suis issu du domaine de l’électricité dans lequel j’ai travaillé depuis 2006. Ceci m’a permis de tisser beaucoup de relations. Il y a beaucoup de choses à dire dans ce secteur au sujet de la contrefaçon ou de la sécurité, par exemple. C’est ainsi que m’est venue l’idée de rassembler les professionnels du secteur dans un salon. Et ceci n’a été possible qu’avec l’aide de professionnels du domaine de l’événementiel.

Y a-t-il eu du changement depuis la première édition ?

La première édition a connu la participation de 80 exposants et cette année, nous avons accueilli à 120 exposants. Ce qui représente une progression de 30%.

Nos exposants sont des fabricants, des distributeurs, des bureaux d’études, des laboratoires d’essai, des centres de recherches et même des clubs scientifiques et des associations qui activent dans le domaine de l’électricité et des énergies renouvelables.

Sonelgaz a participé à votre événement dont l’inauguration a effectuée par le P-DG de ce même groupe. Est-ce un signe de confiance de la part de Sonelgaz ?

Le groupe Sonelgaz n’a pas participé à la première édition par prudence. C’est compréhensible pour un aussi grand groupe qui a peur pour sa réputation. Nous l’avons invité lors de notre première édition et il a constaté la qualité de l’organisation et le niveau élevé des entreprises qui y participent mais aussi le sérieux en matière d’organisation. Cette année, le groupe Sonelgaz est présent avec plusieurs filiales dont celle des énergies renouvelables. Je signale aussi qu’une filiale de Sonatrach a également participé au salon. En plus, nous avons bénéficié du parrainage du ministère de l’Energie.

Quelle a été la part des énergies renouvelables dans votre salon ?

Le secteur des énergies renouvelables est un secteur important. Mais dans notre salon c’est plutôt la partie technique des énergies renouvelables qui a été mise en avant et non l’aspect environnemental.   

Quelles sont vos perspectives pour l’avenir?

Pour la prochaine édition, nous allons faire dans l’innovation et l’amélioration. Nous allons attirer plus de participants nationaux mais aussi étrangers. Lors de la première édition, nous avons reçu des exposants de trois pays étrangers. Dans cette 2e édition, ils étaient sept et nous avons l’intention de doubler ce chiffre à la prochaine édition.

Nous avons enregistré, cette année, une grande participation des Turcs et des Chinois. Mais nous voulons aussi attirer plus de participation de la part des entreprises nationales. Cette année, il faut le rappeler, nous avons convié des clubs scientifiques des universités auxquels nous avons offert des stands gratuitement.

C’est important de rappeler qu’il ne faut pas attendre que la technologie nous soit transmise d’ailleurs. C’est à nous, Algériens, de développer ce secteur de l’électricité et des énergies renouvelables.