Photo : Aboubaker Khaled

Suite au lancement des travaux de sa 52ème session, la Commission économique pour l’Afrique (CEA), à travers le Directeur de la Division de l’intégration régionale et du commerce, Monsieur Stephen Karingi, a présentéce Mercredi son rapport sur l’évaluation des progrès de l’intégration régionale en Afrique.

Dans ce document, la CEA a fait une évaluation des tendances actuelles de l’intégration régionale en Afrique, axée plus particulièrement sur les progrès accomplis dans les domaines de la  convergence  macroéconomique, du commerce,  des investissements et de l’intégration des marchés, la libre circulation des personnes et les infrastructures notamment celles des pays sans littoral qui s’inscrivent dans le cadre de la  Déclaration et du Programme d’action de Vienne, la gouvernance, la  paix et la sécurité et l’exploitation minière.

Selon le rapport, en dépit des progrès accomplis aux niveaux continental, régional et national, la réalisation de l’intégration régionale continue de se heurter à plusieurs obstacles.

Le rapport estime qu’une plus grande coordination est requise pour atteindre la convergence macroéconomique dans les commissions économiques régionales.

« Les États membres doivent inclure les activités d’intégration régionale dans leurs stratégies nationales de développement en vue d’améliorer l’allocation des ressources humaines et financières et de la rendre plus efficace », recommande le rapport de la CEA sur l’évaluation des progrès de l’intégration régionale en Afrique.

Abordant la question de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA), le rapport indique que cet accord représente une étape majeure dans l’intégration continentale et offre de nombreux avantages à tous.

En ce qui concerne le commerce électronique, le document indique qu’il peut être considéré comme un moyen de surmonter certains obstacles liés au commerce comme les distances, mais pour mener à bien une telle initiative, il faut surmonter plusieurs autres obstacles tels que l’insuffisance des services postaux et des services logistiques, le manque de moyens de paiement crédibles et la faiblesse des taux de maîtrise de l’outil informatique et d’Internet.

À cet égard, le rapport de la CEA propose aux pays africains de mener des politiques permettant de tirer le meilleur parti des avantages que présente la transformation numérique et de les répartir de façon équitable.

Pour le Secrétaire général du Ministère de l’économie et des finances du Maroc et Président de la séance, Monsieur Zouhair Chorfi, « aucun pays n’a réussi son économie en dehors de l’intégration régionale ».

« Notre défi, c’est de réussir la ZLECA et de faire en sorte que les engagements se traduisent par des pratiques », a indiqué Monsieur Zouhair Chorfi.

Le Secrétaire Général du Ministère de l’économie et des finances du Maroc propose également que les investissements soient encouragés et que chaque région ait des projets intégrateurs.

Pour sa part, le Directeur de la Division de l’intégration régionale et du commerce de la CEA qui a présenté le rapport, Monsieur Stephen Karingi, estime que : « Avec le nombre de pays qui ont signé et ratifié la ZLECA, il y a une réelle volonté politique ».

Dans sa présentation du rapport, Monsieur Karingi a affirmé qu’en dépit de la création de la Zone de libre-échange, cependant, un certain nombre d’obstacles à l’intégration régionale subsistent, notamment le déficit d’infrastructures, la faiblesse des niveaux de convergence macroéconomique et la persistance des menaces contre la paix et la sécurité. 

La présentation de ce rapport a été faite en présence des différents experts participant à la 52èmesession de la CEA qui se tient du 20 au 26 mars 2019, à Marrakech, au Maroc.