Réduire les importations : un objectif prioritaire du gouvernement.

Le déficit commercial de l’Algérie durant les deux premiers mois de l’année a quasiment doublé. Dominés par les hydrocarbures à hauteur de 93,08%, les exportations sont en baisse de prés d’un tiers de leur volume.

Selon la Direction Générale des Douanes (DGD), il s’est établi à 1,23 milliard de dollars, en hausse de contre 686,51 millions de dollars à la même période de l’année dernière, soit une hausse de contre 686,51 millions de dollars à la même période de l’année dernière.

Les importations algériennes ont, pour leur part, totalisé 6,129 mds usd, contre 7,481 mds usd, en baisse de 18,07%. Les exportations ont ainsi assuré la couverture des importations à hauteur de 79,94%, contre 90,82% durant la même période de comparaison.

Parallèlement, les exportations ont atteint les 4,9 milliards de dollars, durant les mois de janvier et février derniers, contre 6,795 milliards de dollars à la même période en 2019, enregistrant ainsi une baisse de 27,89%, précisent les statistiques provisoires de la direction des études et de la prospective des Douanes (DEPD).

Les exportation hors-hydrocarbures ne décollent toujours pas.

Les hydrocarbures ont représenté, dans leur écrasante majorité, les exportations algériennes aux deux premiers mois de l’année en cours, soit 93,08% du volume global des exportations, en s’établissant à 4,56 milliards de dollars, contre 6,35 milliards de dollars, enregistrant un recul de 28,17%.

Quant aux exportations hors hydrocarbures, elles restent toujours marginales et se comptent en millions, avec seulement 338,88 millions de dollars, ce qui représente 6,92% du volume global des exportations, contre 445,23 millions de dollars, en baisse également de 23,89%, durant la même période de comparaison.

Celles-ci sont composées des demi-produits (240,59 millions de dollars contre 331,57 millions de dollars, en baisse de (27,44%), des biens alimentaires avec 71,66 millions de dollars contre 67,27 millions de dollars, en hausse de 6,53%, des biens d’équipement industriels avec 10,06 millions de dollars contre 23,75 millions de dollars (-57,67%), mais également de produits bruts avec 10,79 millions de dollars, contre 17,68 millions (-38,97%) et les biens de consommation non alimentaires avec 5,79 millions de dollars, contre 4,79 millions de dollars, en hausse de 20,80%.

Pour ce qui est des importations, cinq groupes de produits sur les sept que contient la structure des importations algériennes ont connu des baisses. La facture d’importation du groupe demi-produit a reculé de 31,51%, totalisant 1,247 milliard de dollars contre 1,821 milliard de dollars. Les biens d’équipements industriels, qui ont représenté près de 32% de la structure des importations, ont totalisé 1,905 milliard de dollars contre 2,782 milliards de dollars à la même période de comparaison, en baisse de 31,52%.

En revanche, deux groupes de produits de la structure des importations ont connu des hausses. Il s’agit des importations des produits bruts qui ont totalisé 374,34 millions de dollars, contre 324,16 millions de dollars (+15,48%) et le groupe énergie et lubrifiants (carburants) avec 339,16 millions de dollars contre 127,60 millions de dollars (+165,81%).

L’Italie principal client et la Chine premier fournisseur.

Dans le classement des principaux partenaires commerciaux de l’Algérie, dans le rang des clients, on retrouve l’Italie en pôle position devant la France, durant la période de référence. Les cinq premiers acheteurs du pays ont accaparé 53,30% des exportations algériennes.

Dans la catégorie fournisseurs,  la Chine maintient toujours sa première place avec 1,073 milliard de dollars (17,51% des importations globales algériennes), en baisse de 27,80%, suivie de la France avec 589,70 millions dollars (9,62%), l’Italie avec 508,51 millions dollars (8,30%), les USA avec 395,84 millions dollars (6,46%) et de l’Espagne avec 383,36 millions dollars (6,25%).